terminale

Samedi 14 novembre 2009

article réédité, première publication le 21 janvier 2007

L’impact du phénomène d’interface sur les sociétés et les territoires :

 

 

le tourisme en Tunisie

 


1. Localisez et présentez la Tunisie en vous aidant de votre manuel

2. En vous aidant de la carte 1, indiquez quelle place occupe le tourisme en Méditerranée pour les pays de la rive Sud.

3. Rendez vous sur le site de cet hôtel tunisien et localisez-le

4. Quelle clientèle est visée par ce site ? Justifiez.

5. Quels arguments sont mis en évidence pour séduire la clientèle. Vous pouvez compléter votre réponse en vous aidant du document 2.

6. Quels équipements touristiques ont été réalisés pour le confort des touristes ? Qui sont les principaux acteurs de ce développement ? (document 3)

7. Quelles sont les conséquences positives et négatives du développement touristique en Tunisie (document 2 + site de géotourisme, le site de la géographie touristique en France et dans le monde)

 

 

 

document 1. Equipements touristiques et touristes internationaux en Méditerranée.

 

 

 

 

Document 2. Littoral, tourisme et urbanisation

 

Le littoral tunisien s’étend sur environ 1 300 km (…). Les côtes nord très bien arrosés offrent des paysages pittoresques grâce à une population végétale qui croît sur un relief accidenté. Le littoral oriental est quant à lui tributaire de ressources naturelles déterminantes. On y trouve des terres fertiles et des nappes phréatiques importantes. L’accessibilité des côtes tant par voies terrestre que maritime a favorisé l’essor des activités économiques et l’implantation humaine. (…).

Historiquement le littoral a toujours été occupé plus particulièrement sur la côté Est. On trouve en Tunisie plus de 200 sites antiques au bord de la Méditerranée tel Carthage, ville historique qui attire un flot considérable de touristes chaque année. (…) Les plages constituent une ressource naturelle à exploiter entraînant le développement de complexes balnéaires le long de la côte près des centres d’urbanisation actuels.

L’exemple de Hamman Sousse située au Nord Est de Sousse, qui a vu son économie muter et ses paysages se transformer radicalement, illustre bien les nouvelles confrontations entre agricultures et urbanismes balnéaires. A la fin des années 70, la création de la première station balnéaire de la Tunisie marque la fin d’une activité agricole traditionnelle le long de la côte de cette région. Dès son ouverture, la station connaît un succès économique qui entraîne l’installation de nouveaux équipements touristiques. Cette urbanisation littorale tourne le dos à l’arrière-pays et croît en bande étroite face à la mer en utilisant les espaces ruraux. Le paysage agricole qui présentait une agricole traditionnelle des ouljas, parcelles agricoles sur le front de mer, s’est vu radicalement transformé en paysage hôtelier de qualités architecturales douteuses. Il reste aujourd’hui quelques parcelles enclavées entre les hôtels. Il faut également noter une tendance à l’abandon des activités agricoles afin de se tourner vers des activités touristiques perçues comme plus lucratives, ce qui a pour effet une spéculation foncière autour des zones touristiques.

 

 

 

 

 Oliya Girard, Enjeux d’aménagement en Tunisie, Université de Montréal, 2006


Document 3. Les acteurs du développement touristique en Tunisie

 

L'essor touristique remonte à la période d'émergence du jeune État tunisien et à la volonté de son leader Habib Bourguiba. Dès 1960, le tourisme occupe une place de choix dans les plans de développement successifs. En 1959,  l'État tunisien intervient directement dans ce secteur en créant la Société hôtelière et Touristique de Tunisie (SI FIT) qui devient le premier construc­teur d'hôtels de Tunisie (90 % de la capacité d'hébergement en 1962). Depuis, sa part a régressé (20% en 1964, 8 % en 1972, 4% eu 1985) l'État ayant décidé de vendre la totalité de son parc. L'implication de l'État s'est aussi traduite par des encou­ragements apportés aux promoteurs touristiques. De nom­breuses mesures législatives ont permis d'encourager la production hôtelière et touristique et d'accorder des avantages aux industries qui, tel le tourisme, travaillaient pour l'exporta­tion. (…) L'État a aussi multiplié les encouragements indirects aux promoteurs touristiques privés: création de l'Agence Foncière Touristique (AFT) chargé d'établir des procédures d'acquisition des terrains par achat à l'amiable (droit de préemption) ou confiscation pour cause d'utilité publique. De 1973 à 1980, l’AFT a réalisé 1500 acquisitions pour un coût global de 3,5 millions de dinars. ­ (…) À partir de 1975, des sources de financement exté­rieures ont été de plus en plus fréquemment sollicitées car le coût des réalisations hôtelière se révélait excessivement élevé. Les sources de financement ont d'abord d'origine européenne (Club Med avec Djerba la Douce en 1971 et Calypso en 1972), puis arabes et en provenance du Moyen-Orient (Consortium koweïtien de développement immobilier, Consortium tuniso-­koweitien de développement, Compagnie touristique arabe, Banque tuniso-koweïtienne de développement, etc.).

 

 

Le tourisme en Tunisie : des faits et des chiffres d’après géotourisme, le site de la géographie touristique en France et dans le monde

 


Pour compléter le cours
:  la carte de synthèse proposée par un collègue

 

 

 

Par Louis BRUN
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Mardi 6 octobre 2009

Document 1. Le président de la République Charles de Gaulle analyse la situation en Algérie

 

« On a dit récemment que l’Algérie était la plus française  des provinces de France. Plus française que Nice et la Savoie. C’est inepte (1). Nice et Savoie sont peuplées de chrétiens, parlent français, ne se sont pas à cinq reprises soulevées contre la France. (…) En réalité, il y a en Algérie une population dont tout nous sépare : l’origine ethnique, la religion, le mode de vie, et on n’a rien fait pour faire cesser cet état de choses. Les Français d’Algérie veulent bien vivre avec les Arabes à condition qu’ils demeurent dans un état de subordination et non autrement. Eh bien, les Musulmans ne veulent plus de cet état ! Ils veulent se gouverner eux-mêmes et cesser de l’être par les Français  seuls. (…) c’est un fait qu’en 1960 l’état des choses actuel qui dure depuis cent trente ans ne peut être prolongé.

Si la France était comme autrefois un mastodonte, peut-être pourrait-elle passer outre, mais elle ne l’est plus. (…) Bien sûr nous pourrions continuer la guerre. Nous en avons déjà tué 200 000. Nous en tuons encore 500 par semaine. Mais où cela nous mènerait-il ? L’armée, qui ne voit jamais plus loin que le bout de son djebel (2), ne veut pas être privée de sa victoire et n’entrevoit comme solution qu’une solution sur le tas et qu’un moyen, casser du fellagha (3). Mais à quoi cela nous mènerait-il si ça réussissait ? A recommencer dans cinq, dans dix ans. Car dans cinq ans, dans dix ans, les Musulmans seront encore plus nombreux que ce qu’ils sont aujourd’hui. »

 

Entretien de Charles de Gaulle avec Pierre Laffont, porte-parole des pieds noirs libéraux,

25 novembre 1960,

cité par jean Lacouture dans De Gaulle. Le souverain (1959-1970), Le Seuil, 1986.

 

1. Stupide

2. Montagne

3. Nom donné aux partisans armés soulevés contre l’autorité établie

 

 

 

 1. Replacez ce document dans son contexte historique (à la fois à l’échelle mondiale et à l’échelle de l’Algérie et de la France)

 

Contexte mondial : une décolonisation qui est achevée en Asie et en Afrique du Nord (à l’exception de l’Algérie) et en cours en Afrique noire. La décolonisation est en marche et est inéluctable.

Contexte national : La France est en guerre en Algérie depuis 1954 contre les indépendantistes algériens. Cette guerre a provoqué l’effondrement de la IV° République et la naissance de la V° République : Charles De Gaulle en est devenu le premier Président en 1958.

 

2.  Rappelez quel est le peuplement de l’Algérie ? Comment appelle-t-on ce type de colonie ?

 

 

L’Algérie est une colonie de peuplement. Les Européens y sont nombreux : ils représentent environ 13 % de la population. La population arabo-berbère  représente donc 87% de la population. De Gaulle parle des Français d’Algérie et des Arabes (ou des musulmans).  

 

3. Expliquez la phrase soulignée. Quelle  a été  la conséquence de ce constat d’échec ?

 

De Gaulle constate  l’échec de la politique d’assimilation : Les peuples colonisés sont donc sensés pouvoir un jour bénéficié des mêmes droits et devoirs que n’importe quel autre citoyen Français de métropole.  Mais dans la réalité, les colonisés, bien que plus nombreux numériquement, restent dans une situation d’infériorité économique et sociale et ne bénéficient d’aucun droit politique : ils ne peuvent donc participer à l’administration de la colonie.

L’échec de cette politique d’assimilation est en partie à l’origine de la guerre d’Algérie. Certains Algériens décident de passer à la lutte armée : le FLN (Front de Libération Nationale) lance les premiers attentats le 1 novembre 1954 (Toussaint Rouge)

 

4. Comment d’après De Gaulle, les Français d’Algérie envisagent-ils l’avenir de l’Algérie ?

 

Pour  Charles De Gaulle  la plupart des Français d’Algérie s’oppose à tout changement de statut, bloquant toutes les réformes que la métropole avait pu envisager. C’est cette frange de la population qui intègre les rangs de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète) et fait des attentats en métropole pour que le gouvernement revienne sur sa politique.

 

(On peut nuancer un peu ce oint de vue en s’appuyant sur le devoir maison : certains comme Camus considèrent que «Français et Arabes » doivent vivre  en bonne intelligence et « s’associer librement », cette opinion a été minoritaire.)

 

5. Rappelez qu’elle était la  position du Général de Gaulle  lors de son arrivée au pouvoir en 1958.  Quelle analyse le Général de Gaulle fait-il  deux ans plus tard dans le deuxième paragraphe ? Pourquoi sa position a-t-elle évolué ? Complétez votre réponse en vous appuyant sur vos connaissances personnelles

 

Lorsque De Gaulle accède au pouvoir suite aux événements du  13 mai 1958 ;  il semble vouloir adopter le point de vue des colons, mais son célèbre « je vous ai compris » est ambigu.

Très vite, il se rend compte de l’impasse dans laquelle se trouve la France. Pour de Gaulle la décolonisation de l’Algérie est donc  inéluctable. Ainsi il reconnait le droit du peuple algérien à l’autodétermination (sept.1959). Il développe plusieurs arguments pour justifier sa position.

 

- le mouvement des indépendances apparaît irréversible et l’œuvre coloniale a été un échec (domination des Français d’Algérie sur des Algériens placés en situation de subordination, le décalage culturel)

- le coût humain (des deux côtés)  et l’impasse de la guerre

- l’évolution politique internationale (discrédit international, condamnation à l’ONU de la politique de La France).

 

D’autres facteurs sont à prendre en considération (non cités dans le texte)  :

 

- le coût financier (qui constitue un frein à la reconstruction de la France)

- l’évolution de l’opinion publique : progressivement l’opinion publique française accepte l’idée que la puissance de la France ne réside plus dans l’empire colonial ; les horreurs de la guerre (notamment en Algérie) sont très vite connues et dénoncées (torture, envoi du contingent).

- la construction progressive de l’Europe (les intérêts de la France sont désormais en Europe --> redéploiement stratégique)

 

 

 

Par Louis BRUN
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Jeudi 1 octobre 2009



1. Présentez le document

 

Il s’agit d’une affiche de propagande réalisée par le parti communiste et la CGTU à l’occasion de la célébration du centenaire de la domination coloniale de la France en Algérie (1830-1930). La France est alors  à  la tête d’un vaste empire colonial (le deuxième derrière celui du Royaume Uni). Elle est à l’apogée de sa domination. Néanmoins, cette affiche nous montre qu’une partie de l’opinion publique dénonce le système colonial.

 

2. Décrivez l’image au premier plan. Quel type de produits est  importé des colonies ? Quel type d’agriculture est mise en place ? À quoi se substitue-t-elle ? Que représentent donc les colonies pour la France ?

 

Les produits importés sont des produits agricoles et des matières premières destinées à l’industrie. Une agriculture commerciale se met en place, se substituant aux cultures vivrières.

Les colonies sont donc pour la France une réserve de matière première et de produits agricoles. Les ressources du sous-sol sont exploitées par des compagnies qui obtiennent des concessions minières. L’agriculture commerciale est le fait des grandes propriétés foncières.

 

3. Quelle conséquence pouvez-vous en déduire sur l’organisation de l’économie des colonies ? Que supposait une telle mise en valeur ?

 

L’économie des colonies est une économie extravertie (la colonisation a permis l’insertion de ces territoires dans une économie mondialisée) mais c’est une économie de traite  entièrement dépendante de la métropole qui repose sur des flux inégaux.

Une telle « mise en valeur » supposait la mise en place de la grande propriété. Elle s’accompagne d’une spoliation des terres (ainsi que par la réalisation d'infrastructures - port, voie ferrée- pour exporter les produits).

 

4. Décrivez l’image (second plan). Quel bilan de la colonisation cette affiche dresse-t-elle ?  Quel principe censé être appliqué dans les colonies est donc un échec ?

 

Les colonisés, bien que plus nombreux numériquement, restent dans une situation d’infériorité économique et sociale et ne bénéficient d’aucun droit politique (le fellah est enchainé) : ils ne peuvent donc participer à l’administration de la colonie

La  politique d’assimilation est un échec : Les peuples colonisés étaient sensés pouvoir un jour bénéficier des mêmes droits et devoirs que n’importe quel autre citoyen Français de métropole.  Mais dans la réalité, c’est loin d’être le cas.

 

5.  Quelle position adopte le parti communiste français à l’égard de la colonisation ? Quelle idéologie transpose-t-il ? Est-il le seul à porter ce regard sur la colonisation à cette époque ?

 

Le parti communiste réclame l’indépendance des peuples coloniaux.  Pour eux, la France coloniale opprime et exploite les peuples colonisés Ils  transposent donc à la décolonisation la théorie de la lutte des classes. Mais leur position reste en métropole marginale.

Dans les colonies, la nouvelle élite « indigène » formée selon les principes de l’école républicaine commence elle aussi à contester la domination coloniale et se tourne vers le nationalisme.

 



Par Louis BRUN
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Mercredi 23 septembre 2009
article réédité (première publication le 22 septembre 2006)

 

 « Comment évoluent la politique de la France et l’opinion publique, en métropole et en Algérie de 1954 à 1962 ?»


Le texte officiel définissant cet exercice précise que "le sujet fait apparaître une problématique explicite". Celle-ci peut-être exprimée de diverses manières : interrogative, affirmative appelant une démonstration ou en opposant deux propositions, etc.

 

 

Exercice 0. La lecture et l’analyse du  sujet :

 

1. Lisez le sujet. Que va devoir montrer votre réponse argumentée ?

 

 

« Comment évoluent la politique de la France et l’opinion publique, en métropole et en Algérie de 1954 à 1962 ?»

 

 

Le sujet nous invite donc à montrer des changements à la fois :

dans la politique mener par les gouvernants

dans la manière dont l’opinion publique en France et en métropole perçoit cette guerre

 

 

La guerre d’Algérie est un événement délimité chronologiquement : 1954 –1962. En aucun cas,  il nous est  par exemple demandé de travailler sur la mémoire de l’événement. La borne chronologique permet donc de cibler avec clarté la période à analyser

 

 

Exercice de la première partie.  Analyser l’ensemble documentaire en répondant aux questions

 

« Le candidat répond à des questions, cinq au maximum. C'est un exercice à part entière qui aide le candidat à analyser l'ensemble documentaire. (…) Les questions n'appellent pas, généralement, de réponses très longues. On attend que ces réponses soient concises, qu'elles comportent les notions, les faits et les informations nécessaires et précis et qu'elles soient rigoureusement rédigées. » (Ministère de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 3 mai 2004)

 

 

1. Rappelez, à l’aide du document 1,  quel type de colonie est l’Algérie ? Par qui est-elle peuplée ? (doc. 1et 3)

 

L’Algérie est une colonie de peuplement. Les Européens y sont nombreux : ils représentent environ 13 % de la population (Ainsi, Albert Camus est le fils d’un ouvrier agricole) . La population arabo-musulmanne représente donc 87% de la population. L’auteur parle des deux peuples constitutifs de l’Algérie (« Français et Arabes »).

 

2.  Rappelez quel principe politique  a guidé la France à l’encontre des populations dominées ?  Qu’en est-il réellement ? Pourquoi ? Quelle en a été la conséquence ? (doc. 1)

 

la France prétend mener une politique d’assimilation en Algérie. (Les peuples colonisées sont donc sensés avoir les mêmes droits et devoirs que n’importe quel autre citoyen Français de métropole).  Mais dans la réalité, les colonisés, bien que plus nombreux numériquement, restent dans une situation d’infériorité économique et sociale et ne bénéficient d’aucun droit politique : ils ne peuvent donc participer à l’administration de la colonie.

L’échec de cette politique d’assimilation est en partie à l’origine de la guerre d’Algérie. Certains Algériens décident de passer à la lutte armée : le FLN (Front de Libération Nationale) lance les premiers attentats le 1 novembre 1954 (Toussaint Rouge : CF Chronologie)

 

3. Quand  et dans quelles circonstances De Gaulle  parvient-il au pouvoir ? Comment évolue sa position à l’égard de l’Algérie entre 1958 et 1960 ? Pourquoi selon-vous ?(doc. 3)

 

Lorsque de Gaulle accède au pouvoir suite aux événements du  13 mai 1958 ;  il semble vouloir adopter le point de vue des colons, mais son célèbre « je vous ai compris » est ambigu.

Très vite, il se rend compte de l’impasse dans laquelle se trouve la France. Malgré d’incontestables succès militaires, celle-ci est isolée diplomatiquement : la décolonisation semble à l’échelle mondiale irréversible et les grandes puissances, notamment les États-Unis, soutiennent le combat des nationalistes algériens.

Il va donc infléchir peu à peu sa politique : après avoir reconnu le droit du peuple algérien à l’autodétermination (sept.1959), il se rend de nouveau en Algérie en décembre 1960 et fait acclamer, cette fois par la population musulmane, « l’Algérie algérienne ». Un mois plus tard, un référendum en métropole lui permet d’engager avec les représentants du FLN des négociations qui ouvrent la voie aux accords d’Evian.

 

4. Comment les Européens vivant en Algérie  envisagent-ils l’avenir de cette colonie ? (doc. 1 et 5)

 

Certains considèrent que «Français et Arabes » doivent vivre  en bonne intelligence et « s’associer librement ». Ainsi, Camus n’approuve ni les massacres du FLN, ni ceux de l’armée française et réclame une «Algérie de la Justice ». Les Français qui partagent les idées de Camus sont tout à fait ouverts à des réformes et considèrent qu’il est anormal que les Algériens aient moins de droits que les Français. Mais, cette opinion a été longtemps minoritaire et la plupart des Français d’Algérie s’oppose à tout changement de statut, bloquant toutes les réformes que la métropole avait pu envisager. C’est cette frange de la population qui intègre les rangs de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète) et fait des attentats en métropole pour que le gouvernement revienne sur sa politique.

 

 

5. Comment les Français de métropole perçoivent-ils ces évènements ? Qu’est-ce qui contribue à faire évoluer leur position ? (doc. 2, 4 et 5)

 

Quand éclate l’insurrection lors de la Toussaint 1954, la majorité des Français et de la classe politique veut ainsi garder l’Algérie. Cependant, l’opinion publique évolue et prend la mesure de la radicalisation de la population musulmane. De plus, le départ de 2,7 millions d’appelés et les débats autour de l’usage de la torture incitent un nombre grandissant de Français (donc les appelés du contingent, forcés de  faire leur service militaire en Algérie) à s’opposer à la « sale guerre » et à appuyer de Gaulle dans sa politique d’autodétermination.

La violence de l’OAS, ses attentats meurtriers, et son aveuglement, ne font que la renforcer dans sa conviction qu’il faut tourner la page et accorder l’indépendance à l’Algérie.

 


Exercice de la deuxième partie .


 

A l’aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de vos connaissances, rédigez une réponse organisée au sujet : « comment évoluent la politique de la France et l’opinion publique, en métropole et en Algérie de 1954 à 1962 »


 « Pour la deuxième partie,
le candidat utilise les différentes sources d'information à sa disposition (réponses aux questions, autres informations contenues dans l'ensemble documentaire, connaissances personnelles). Il rédige une réponse organisée distinguant dans des paragraphes différents les grandes idées répondant au sujet. Cette réponse organisée comprend une ou deux phrases introductives et une ou deux phrases conclusives. Cette rédaction ne comporte pas de limite de volume. Mais il est à conseiller aux candidats de ne pas consacrer un temps excessif à l'ensemble de l'exercice qui est prévu pour être réalisé en 2h30 à 3h. » (Ministère de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 3 mai 2004)

 

 

Le travail d’analyse ne se limite donc pas aux questions. Vous pouvez utiliser d’autres informations contenues dans les documents et également faire appel à vos connaissances

 

 

Plan possible

 

Partie 1. La situation en Algérie en 1954

 

1. une colonie de peuplement (Européens et Arabes, les inégalités)

 

2. une opinion publique et des gouvernants attachés à l’Algérie française (le fleuron de l’empire colonial)

 

 

Partie 2. L’échec de la politique d’assimilation et la logique de la violence

 

1. la radicalisation des nationalistes algériens : le choix de la violence (le blocage des réforme et les premiers attentats)

 

2. la politique de répression menée par la France et l’envoi du contingent (Guy Mollet le bouclage du territoire, la bataille d’Alger)

 

Partie 3. le divorce entre les Français de métropole et d’Algérie

 

1. la « sale guerre » (les appelés, la torture, la détermination des nationalistes : l’opinion publique en France bascule en faveur de l’autodétermination)

 

2. les choix de Gaulle et la marche vers l’autodétermination (l’ambiguïté de la politique gaullienne, l’isolement diplomatique de la France)

 

3. la réaction suicidaire de l’OAS

 

 

Par Louis BRUN
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Dimanche 6 septembre 2009

Internet : un drame ou une chance pour les artistes ?

Le cas de la loi HADOPI[1] (ou la loi création et internet)




Ouest France, 24 juin 2009

Exercice 1. La loi Hadopi, rappel d’un parcours mouvementé

 

Cet exercice est un moyen de revenir sur l’itinéraire d’une loi ; il a pour but de montrer comment se fait la loi en France (c’est dont un exercice qui devra être mis en relation avec le cours sur la Vème République).

 

A. La préparation de la loi

 

1. Combien de fichiers sont téléchargés illégalement sur internet ? Quelles en sont les conséquences économiques ?

2. Quelle loi est adoptée en 2006 pour lutter contre le téléchargement illégal. Quel bilan peut-on en dresser ? Pourquoi ?

3. Qu’est-ce que le rapport Ollivennes ? (qui l’a réalisé ? qui l’a commandé ? dans quel but ? Que préconisait-il ?) Sur quoi découche-t-il en novembre 2007 ?

4. Quand la ministre de la culture,  Christine Albanel, présente pour la première fois son projet de loi au conseil des ministres ? Que prévoyait ce projet de loi au départ ? Définissez ce qu’est l’HADOPI. Sur quel aspect du projet de loi la polémique va-t-elle éclater ?

5. Qu’est-ce que l’amendement BONO adopté en septembre 2008 au Parlement européen ?  Quelle en est la conséquence pour le projet de loi HADOPI ? Comment réagit le président de  la République, Nicolas Sarkozy

6. Face à une opposition grandissante, comment le gouvernement réagit ?

 

B. L’adoption de la loi HADOPI 1

 

1. Quand la ministre de la culture, Christine Albanel présente-t-elle son projet de loi pour la première fois 

aux sénateurs ? Le texte est-il adopté ? Quelles modifications sont apportées par les sénateurs ?

2.  Quand le texte est-il adopté par les députés de l’assemblée nationale ?

3. Quelle procédure est appliquée pour essayer  de trouver un compromis entre les deux chambres  sur le projet de loi ?

4. A quel coup de théâtre assiste-t-on à l’assemblée nationale ?

5. Quand est finalement adoptée la loi par les deux assemblées ? Dans quelles circonstances ?

 

C. Vers une loi HADOPI  2

 

1. Rappelez ce qu’est le conseil constitutionnel.  Quand est-il saisi ? Quelle est sa position sur la loi qui vient d’être adoptée ?

2. Quand Nicolas Sarkozy  finit-il par promulguer la loi ? Que prévoit-elle au final ?

3. Que prévoit le texte complémentaire Hadopi 2 ? Quelles réservent les députés émettent-ils ?

4. Quand doit-il être adopté ?

 

Exercice 2. Le débat démocratique

 

Il d’agit au cours de cette phase de recherche d’identifier les arguments des opposants et des partisans de la loi.  Essayez d’être le plus précis possible sur les argumentaires. A l’issue de ce travail de recherche, vous vous verrez attribuer un rôle pour le futur débat.

 

1. Listez les arguments développés par les différents acteurs du débat démocratique  (les artistes, la SACEM, les majors du disque et du cinéma, le gouvernement, les internautes et leurs associations comme la quadrature du net, les fournisseurs d’accès, UFC Que choisir, la CNIL, les députés et sénateurs hostiles à la loi)

 


Démarche et contraintes à respecter:

 

1. Le travail se fera par groupe de 3.

 

2. Vous devez utiliser des supports variés (encyclopédie, journaux, site Internet….) mais à chaque fois vous devez indiquer vos sources.

 

3. Le travail ne consiste pas à recopier telles quelles les informations identifiées : vous devez les reformuler.

 

4. Au début de chaque séance vous présenterez au professeur le travail effectué et vous lui indiquerez les difficultés rencontrées.

 

5. A l'issue du travail de recherche, vous remettrez au professeur un dossier organisé et rédigé d'une dizaine de pages environ qui fasse le bilan de vos recherches. Vous respecterez les contraintes fournies par la grille d'évaluation du dossier.

 


Calendrier Groupe A

7 septembre

21 septembre

5 octobre

19 octobre

16 novembre

Présentation travail – début du travail de recherche

travail de recherche

travail de recherche

élaboration et achèvement du dossier

Débat

 

 

Calendrier Groupe B

14 septembre

28 septembre

12 octobre

9 novembre

23 novembre

Présentation travail – début du travail de recherche

travail de recherche

travail de recherche

élaboration et achèvement du dossier

Débat

 

 


Grille d'évaluation

1. Attitude générale

 

Est-ce que le candidat s’implique dans le travail de groupe (recherche,  l’élaboration du dossier, débat) ?

Est-ce que le candidat adopte une attitude autonome et responsable ?

 

2. Est-ce que le dossier est correctement structuré ?

 

Contient-il une introduction (qui amène le sujet, pose la problématique)   et une conclusion qui apporte une réponse au sujet ?

 

Contient-il un sommaire (annonce du plan détaillé) ?

Est-ce que les parties sont cohérentes ?

Est-ce que chaque paragraphe développe un argument précis ?

Est-ce que chaque argument est justifié  par un exemple précis ?

Est-ce que les documents insérés sont mis en valeur et analysés  ?

 

Est-ce que le dossier contient une bibliographie correctement organisée ? 

(rappel des documents utilisés lors de la recherche pour élaborer le dossier, bibliographie correctement classée)

3. Est-ce que le travail est soigné ?

 

Est-ce que le style et l’orthographe sont soignés ?

Est-ce que la présentation est soignée (dossier clair, proprement présenté) ?

Est-ce que le candidat respecte la charte graphique ?

 

4. Est-ce que les informations principales sont restituées et analysées (pas de copier/coller) ?

 

5. Participation au débat

 

Est-ce que le candidat a participé de manière active au débat ?

Est-ce que le candidat respecte les règles du débat  (prise de parole, écoute des arguments des autres intervenants) ?

Est-ce que le candidat argumente et contre-argumente correctement ?

 

 

Note totale

 

 

 

 





[1] Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet

Par Louis BRUN
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Mardi 7 juillet 2009

Félicitations aux élèves du lycée Jacob Holtzer
pour leur brillante réussite au baccalauréat
.


J'ai également une pensée pour les élèves qui devront, dès demain,
passer les oraux du second groupe.
Pour ceux qui envisagent de prendre l'histoire et la géographie à l'oral, vous pouvez vous reporter à la définition officielle de l'épreuve (catégorie Vers le bac,
article du 26 septembre 2006). Vous pouvez aussi visualiser la vidéo réalisé par Hugo Billard, un collègue d'histoire géographie).



Les résultats officiels et  gratuitement sur le
site de l'académie de Lyon.

Par Louis BRUN
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Jeudi 25 juin 2009

Epreuve mineure histoire

 

Sujet 1. La présidence du général de Gaulle vue par Henry Kissinger

 

1. A quelles crises Kissinger fait-il allusion quand il évoque l'arrivée du général de Gaulle au pouvoir ?

 

Le Général de Gaulle arrive au pouvoir dans un contexte politique très troublé. La IV° République connait une valse des ministères. Cette instabilité ministérielle ne permet pas de résoudre la crise algérienne débutée en novembre 1954

En effet, La guerre d'Algérie va empoisonner la IV ° République. Elle doit composer avec les partisans de l'Algérie française et une partie de l'opinion qui dénonce à la fois l'envoi des appelées du contingent ainsi que la violence de cette guerre (répression menée par l'armée).

Le 13 mai 1958, Pierre Pflimlin est investi président du conseil. Favorable à une négociation, cette investiture inquiète les partisans de l'Algérie française. Pour manifester leur opposition et leur mécontentement une grande manifestation est organisée à Alger le même jour. On  est au bord de la guerre civile. Les manifestants s'emparent du gouvernement général.

Le Général Massu (commandant militaire du département d'Alger,  il dispose des pouvoirs de police délégué par le préfet d'Alger) prend la tête du mouvement de révolte et d'un comité de salut public : il appelle le général de Gaulle au pouvoir comme seul  capable de faire face à la situation.

Le 15 mai, Charles De Gaulle déclare à la presse qu'il se « tient prêt à assumer les pouvoirs de la République. » Appelé par le président de la République (Coty), le Général De Gaulle devient président du conseil le 1 juin. ; Le 3 juin 1958, il obtient des députés les pleins pouvoirs constitutionnels. La IV ° République disparait

 

2. Relevez les mesures prises par le général de Gaulle pour y faire face ?

 

Le général de Gaulle change la constitution et crée la V° République : un régime semi-présidentiel confiant à l'exécutif un pouvoir fort. Dans ce nouveau régime, le président de la République est la clé de voûte des institutions.

Le général de Gaulle procède au démantèlement de l'empire colonial.  Il procède à la décolonisation pacifique de l'Afrique noire tout en y  maintenant les intérêts de la France : des relations privilégiées vont unir les anciennes colonies à leur ancienne métropole (politique de coopération bilatérale : mise en place un réseau complexe d'influences reposant sur une aide financière, technique, culturelle et militaire)

Enfin le général de Gaulle négocie l'indépendance de l'Algérie avec le FLN et met ainsi fin à la guerre (accords d'Evian de mars 1962)

 

3. Quels sont les principaux axes de la politique extérieure du général de Gaulle d'après Kissinger ?

 

Après le règlement de la question coloniale, de Gaulle peut désormais se consacrer au redressement du rang de la France dans le monde.

Cette grandeur passe par l'indépendance nationale. Et celle-ci n'est possible que si la France dispose d'une force de dissuasion nucléaire. Dès 1960, la France expérimente sa première bombe A dans le désert algérien. Le programme nucléaire se poursuit avec l'expérimentation de la bombe H en 1968.

La politique de grandeur passe également par la politique étrangère.

En Afrique noire, La France conserve ainsi avec ses anciennes colonies devenues indépendantes des bases militaires et signe de nombreux accords de coopération.

Pour se dégager de l'influence américaine, la France se retire du commandement militaire de l'OTAN mais reste membre de l'Alliance atlantique. Affirmer l'autonomie de la France conduit le général de Gaulle à reconnaître la Chine populaire en 1964 , à entretenir des relations avec l'URSS et les pays de l'Est et à prendre des positions anti-américaines dans le Tiers Monde (critique en 1966 de la politique américaine au Vietnam).

Le même souci d'indépendance nationale conduit le général de Gaulle à une attitude de méfiance face à la construction européenne : sans remettre en cause le traité de Rome, il craint une évolution vers une Europe supranationale. Il s'oppose en 1967 à l'entrée du Royaume Uni dans le Marché commun.

 

 

4. Comment l'auteur explique-t-il le départ du général de Gaulle en 1969 ?

 

Les retards de la politique sociale, l'absence de concertation provoquent un mécontentement latent : de Gaulle n'apparaît plus comme un rassembleur mais comme le chef d'un camp et l'opposition progresse. Lors des premières élections présidentielles au suffrage universel de 1965, de Gaulle est ballottage au premier tour. Mais ce sont les évènements de mai 68 qui ébranlent le régime gaullien (crise étudiante qui devient sociale puis politique).

Pour Kissinger, le référendum du 27 avril 1969 n'est qu'un prétexte pour De Gaulle. Fatigué, c'est l'occasion selon lui de quitter le pouvoir. On peut, en effet,  rappeler que pour mettre un terme à la crise de mai 1968, les élections anticipées lui avaient donné une forte majorité.

 

 

5. Quelle image Kissinger donne-t-il du général de Gaulle ?

 

Kissinger a du général de Gaulle une double image. C'est tout d'abord un héros : le sauveur d'une France en crise. Il est celui qui a redressé la France. Il a donc la dimension d'un personnage historique. Mais il dénonce également cette conception du pouvoir (pratique présidentialiste) : Dans la deuxième partie du texte, il se moque de ce monarque républicain et de son attitude distante à l'égard de certaines tâches peu valorisantes à ses yeux.

 

Sujet II. Extraits du communiqué de Briori (Yougoslavie) publié à l'issue de la rencontre entre Nasser, Nehru et Tito le 19 juillet 1956.

 

1. Qui sont Tito, Nehru et Nasser ?

 

Tito est à la tête de la Yougoslavie. Il en est le président. Grand héros de la seconde guerre mondiale, il a su préserver  son pays de l'influence  soviétique : grâce à lui la Yougoslavie échappe au diktat soviétique.

Héros de l'indépendance indienne, Nehru est le premier ministre de l'Inde depuis 1948.

Nasser est le président de l'Egypte. Il est un des grands leaders du monde arabe. Soucieux de l'indépendance de son pays,  il n'hésite pas en entrer en conflit avec la France et le Royaume Uni lors de la crise de Suez (1956).

 

2. Dégagez à partir du document les grandes lignes du contexte international évoqué par les auteurs.

 

Les auteurs évoquent la bipolarisation du monde. En effet, les deux grands vainqueurs de la seconde guerre mondiale sont désormais ennemis. Tous deux détenteurs de l'arme nucléaire,   les Etats-Unis et l'URSS sont en compétition et essayent d'étendre leur influence politique, économique, culturelle, militaire. Dans ce contexte de guerre froide, Il semble difficile de rester neutre et  d'échapper à l'un des deux blocs.

 

 

3. Montrez que ce document s'inscrit dans la continuité de la conférence de Bandoung

 

On retrouve dans ce document les grands axes définis lors de la conférence qui s'est tenu à Bandoung (Indonésie) en 1955. Cette conférence rassemblait de nombreux Etats asiatiques parmi lesquels l'Inde, l'Indonésie, la Chine communiste et seulement quatre pays africains.

Ainsi le document condamne à nouveau le colonialisme (« la domination coloniale est absolument indésirable ») et manifeste sa solidarité avec les pays qui continuent à subir la domination coloniale. Ainsi, à la fin du texte,  les auteurs manifestent leur soutien au peuple algérien.

Comme à Bandoung, le texte réclame une aide au développement pour les pays d'Afrique et d'Asie dans le cadre de l'ONU ce qui dénote une prise de conscience que l'indépendance politique ne suffit pas et qu'un développement économique est nécessaire pour une réelle autonomie.

 

 

4. Quelles sont les propositions émises par les auteurs pour garantir la sécurité collective ?

 

On retrouve ici les idées du mouvement des non-alignés (qui se constituera officiellement à Belgrade en 1961).

Il s'agit tout d'abord de mettre un terme à la logique bipolaire et de garantir la sécurité collective dans le cadre de l'ONU (où les nouveaux pays indépendants sont de plus en plus nombreux à siéger).

 Cette politique de sécurité collective doit passer par une politique de désarmement (armes nucléaires et conventionnelles).

Cette sécurité collective passe également par le développement de régions sous-développées : il s'agit de mettre en place une véritable coopération économique et financière internationale (on devine ici déjà l'idée d'un nouvel ordre économique mondial plus juste).

Par Louis BRUN
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Mercredi 24 juin 2009

L'épreuve d'histoire-géographie s'est déroulée ce matin. Je vous propose une lecture personnelle des sujets.

Les sujets proposés sont des sujets très larges et conformes à l'esprit de l'épreuve. Les candidats ne peuvent pas être surpris par leur libellé.

Il ne s'agit pas d'une correction mais d'éléments de réflexion. Je ne vous propose donc pas de plans type mais des pistes possibles. Ainsi les réponses sont inégalement développées (parfois de manière approfondie, parfois de manière superficielle).
Je ne peux pas préjuger à l'avance des exigences qui seront retenues par les différentes commissions et transmises aux correcteurs.

 


Sujet I. La façade atlantique des Etats-Unis

 

L'introduction devra définir la notion de façade

 

I. Une façade ancienne mais toujours très active

 

1. une façade précocement mise en valeur

 

a. une façade aux atouts multiples

b. un poids démographique et économique considérable

c. les premiers espaces de l'industrialisation et de l'urbanisation

 

 

2. Une façade toujours très active

 

a. un centre d'impulsion de l'espace mondial

b. une façade qui continue de participer à l'ouverture au monde des Etats-Unis

 

 

II. Une façade que l'on peut diviser en trois sous-ensembles

 

 

1. Les ports du Golfe du Mexique

2. La Floride et le Sud-Est américain

3. La façade du Nord-est

 

a. New York, une ville mondiale

b. La Mégalopolis

c. Les Grands Lacs et le Saint Laurent

 

Conclusion : la façade atlantique, un condensé de l'Amérique du Nord

 

 


Sujet II. L'Asie orientale : une aire de puissance en expansion

 

Il d'agira de définir en introduction la notion d'aire de puissance de rappeler les pays étudiés au programme.

I.  Une aire de puissance originale

 

1. L'aire de puissance asiatique est constituée d'un espace discontinu

2. Une aire de puissance fortement peuplée : un poids démographique, force ou faiblesse ?

3. Une aire de puissance diversifiée, éclatée.

II. Les caractères communs de l'aire de puissance de l'Asie Orientale

 

1. Une croissance économique spectaculaire à partir des années 60

2. Une industrie puissante et diversifiée : un élément majeur de la réussite mondiale

3. Des relations intenses et multiples à l'échelle mondiale

 

 

III. L'Asie Orientale, une aire en expansion ?

 

1. La diffusion de la croissance dans le temps et dans l'espace

2. Des économies hiérarchisées et complémentaires

 

a. A l'échelle du continent asiatique 

b. A l'échelle d'un territoire : les triangles de croissance  

3. Une intégration régionale encore imparfaite

IV. Les espaces de la puissance en Asie orientale

 

1. Une aire de puissance multipolaire

2. Un espace littoral structuré et urbanisé.

 

 



Sujet III. L'espace mondial : une inégale intégration dans la mondialisation

 

Analyse du sujet :

 

Le sujet s'articule autour de trois notions Espace mondial - intégration - mondialisation.

 

La mondialisation est  un processus (c'est-à-dire un phénomène qui en court). Ce processus est celui de l'extension du système capitaliste à tous les pays du monde. Cette mondialisation se manifeste par une généralisation des échanges. Ainsi la mondialisation place, à toutes les échelles des espaces, des acteurs en interrelation.  Cette intégration au processus reste cependant inégale.

Ainsi, logiquement, le sujet définit clairement l'organisation de cet espace mondial résultant de ce processus : l'espace mondial n'est pas forcément le monde. Il est l'espace qui résulte de l'organisation des grands réseaux d'échanges. L'inégale intégration des territoires dans le processus de mondialisation aboutit à la mise en place d'un espace mondial asymétrique avec ses espaces moteurs (dominants) et ses périphéries : les centres d'impulsion focalisent l'essentiel de la vitalité économique mondiale et les différents espaces périphériques. Ainsi, comme le signale le géographe Laurent Carroué, la mondialisation n'est pas mondiale.

 

L'ensemble documentaire se compose de 4 cartes à différentes échelles (deux planisphères, une carte à l'échelle continentale, une carte à l'échelle d'un Etat) et d'un texte relatif à un continent (l'Afrique). 

 

Première partie

 

Analysez l'ensemble documentaire en répondant aux questions suivantes

 

1. Quels aspects de la mondialisation apparaissent dans les documents 1, 2 et 4

 

La carte 1 est un planisphère nous montrant à l'échelle mondiale l'organisation du commerce mondial et des grands réseaux d'échanges. Elle met en évidence le rôle prépondérant de la triade, des trois centres d'impulsion : l'Europe, l'Asie Orientale et l'Amérique du nord. Cette carte souligne l'importance des échanges entre ces trois zones : la mondialisation se manifeste avant tout par des échanges entre pôles de la Triade ; les autres territoires n'interviennent que très peu dans le commerce mondial. De plus leurs échanges sont orientés en direction des pôles : ils n'échangent pas entre eux. Les pôles organisent dont les échanges mondiaux et dominent les autres territoires (périphéries).

On constate également l'importance, au sein de ces pôles,  du commerce intrazone (surtout pour l'Europe et l'Asie). La proximité géographique, la complémentarité des territoires et la constitution d'organisations régionales favorisent cette logique. On constate que les périphéries sont dans une logique très extravertie à petite échelle : la part des échanges intrazones reste mimine .

Enfin la carte fait apparaître les pays membres de l'OMC. Cette organisation mondiale du commerce favorise la constitution d'une économie monde par l'abaissement des barrières douanières et la fin des monopoles d'Etat (ouverture des marchés). On lui reproche de favoriser les pays riches.

La mondialisation n'est donc pas mondiale : l'espace qui en résulte est asymétrique.

La stratégie de Nike est révélatrice de cette organisation : des fonctions de commandements concentrés dans les pôles et des fonctions de production dans les pays ateliers (périphéries intégrées). Cet espace asymétrique est interdépendant (division internationale du travail). L'Afrique subsaharienne est exclut de la stratégie de Nike (elle n'est ni un lieu de production, ni un lieu de consommation).

La carte 4 met en évidence la logique de littoralisation (et de métropolisation [pas assez soulignée par l'ensemble documentaire]). On retrouve à l'échelle de la Chine cette dichotomie centre-périphérie ou espace intégré/marge

 

2. D'après le document 2, quelles sont les stratégies de l'entreprise Nike dans l'espace mondial ?

 

La carte 2 nous présente la stratégie d'une firme transnationale (FTN). Elle met en évidence la stratégie de segmentation géographique (dissociation spatiale de la production et de la gestion), fonctionnelle (production, gestion, recherche : division internationale du travail) et sociale (ouvriers/cadres/ingénieurs) de Nike. En effet, Nike tire profit de la potentialité de chaque territoire pour rester compétitif. Elle fait partie de ces firmes sans usine : la production est sous traitée dans des pays à faible coût de main d'œuvre (ce qui lui laisse une certaine flexibilité pour s'adapter aux fluctuations du marché). Ainsi l'Asie Orientale est l'atelier de la firme Nike : C'est ici que sont concentre la fonction de production (donc les usines). Accessoirement d'autres territoires, en raison de leur proximité géographique peuvent aussi être des lieux de production (pays méditerranéens, Amérique latine et plus particulièrement le Mexique avec la mise en place de l'Alena et le système des maquiladoras). Pour faire face aux critiques de la clientèle américaine, Nike a également installé sa production aux Etats-Unis et peut ainsi de vanter de produire américain.

Le siège social de la firme se trouve à Beaverton mais son action est relayée à l'échelle continentale par des centres de coordination et de gestion (1 au sein de chaque pôle). La fonction de commandement (stratégie commerciale, marketing, élaboration des nouveaux modèles) se concentre donc dans les pôles. Enfin les marchés sont concentrés dans les pôles : nous sommes donc dans une logique centre-périphérie : les pays ateliers produisent pour les pays riches du Nord.

 

3. En quoi les documents 3 et 4 montrent-ils l'inégale intégration de l'Asie orientale dans la mondialisation ?

 

La carte 3 nous propose une réflexion à une autre échelle : celle d'une aire de puissance en expansion, l'Asie Orientale.

Elle nous montre la rapide croissance de ces territoires (et plus particulièrement la Chine). Le choix d'une économie extravertie, presque exclusivement tournée vers les exportations est le moteur de cette croissance. Les pays ateliers sont ceux qui connaissent des taux de croissance moyen annuel du PIB les plus rapides.  On constate également l'importance du commerce intrazone et la complémentarité des territoires : la proximité géographique de territoires aux degrés de développement différenciés favorisent l'intégration progressive dans l'espace mondial.

Ainsi, une hiérarchie se dessine : Les anciens NPIA, le Japon, la Chine sont les puissances commerciales (pôles de croissance) mais les nouveaux pays ateliers (les bébés tigres) connaissent des taux de croissance rapides : ces pays intègrent l'espace mondial et sont aussi le lieu des investissements (japonais, NPIA, européens, américains, voir même chinois)

La carte 4 permet également de changer d'échelle. Nous sommes désormais à l'échelle d'un territoire : la Chine (l'atelier du monde). Cette carte met en évidence les choix de localisation des grands distributeurs. La localisation est avant tout littorale : les hypermarchés se localisent là où sont les consommateurs potentiels (pas forcément en nombre mais en capacité de pouvoirs d'achat). C'est là où se trouve l'activité économique (industrielle) que se trouvent les consommateurs potentiels. L'intérieur de la Chine, plus rurale, plus pauvre, se trouve à l'écart de la mondialisation elle constitue une marge intérieure. Toutefois, la mise en service du barrage des Trois Gorges  rend désormais navigable le Yangzi et relie une partie de la Chine intérieure au littorale. L'installation des hypermarchés le long de cet axe met ainsi en évidence l'intégration d'une partie de la Chine intérieure à la l'espace mondial.

 

4. Expliquez en quoi le document 5 confirme mais nuance les documents 1 et 2.

 

Le dernier document est un extrait d'un ouvrage scientifique, l'Afrique dans la mondialisation de Sylvie Brunel. Elle y aborde le cas d'un continent : l'Afrique. L'auteur nous rappelle que  si la part de l'Afrique attire de moins en moins les investisseurs étranges, elle n'est pas pour autant en dehors de la mondialisation.

C'est un continent qui dispose de nombreuses ressources pétrolières et minières. Mais c'est un continent pillé dont  l'exploitation profite aux grandes entreprises internationales et aux autorités politiques en place (corrompus) et non aux populations. L'Afrique est donc une périphérie exploitée, voir une marge.

L'Afrique est aussi le lieu de la mondialisation sauvage : l'absence de régulation, d'autorité étatique suffisamment forte favorise tous les trafics. Optimiste, l'auteur souligne l'enjeu économique que constitue(ra) l'Afrique et la régulation progressive qui s'y met en place. Les grands organismes internationaux (OMC, FMI) tentent d'imposer des règles de « bonne » gouvernance aux pays africains. La Chine est désormais le lieu de toutes les compétitions. Les anciennes puissances coloniales sont désormais concurrencées, voir supplantées par les Etats-Unis et la Chine.

 

Deuxième partie

 

A l'aide des réponses aux questions, des informations contenues dans les documents et de ses connaissances personnelles, le candidat rédigera une réponse organisée au sujet : L'espace mondial : une inégale intégration dans la mondialisation

 

 

I. Un espace mondial interdépendant

 

1. La stratégie des FTN : la fragmentation géographique, fonctionnelle et sociale

2. L'organisation des grands réseaux d'échanges (une inégale intégration dans la mondialisation)

 

II. Un espace mondial hiérarchisé et asymétrique

 

1. Un espace mondial dominé par la Triade (pôles, métropoles)

2. Des périphéries inégalement intégrées

3. Des marges en cours d'intégration (l'Afrique)

 

III. La constitution des façades maritimes

 

1. La concentration des activités des hommes dans les métropoles (métropolisation)

2. L'essor du phénomène de littoralisation

 

Conclusion : De l'inégale intégration à la mondialisation résulte une nouvelle organisation spatiale du monde à la fois interdépendante, hiérarchisée et asymétrique

 

 

Par Louis BRUN
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Mercredi 3 juin 2009
De nombreuses ressources vidéos sont disponibles en ligne ou à la télévision pour réviser.
Vous pouvez par exemple visionner une série de documentaires sur le site TV pour tous.  Certaines vidéos sont en ligne et consultables gratuitement (mais pas toutes malheureusement) et permettent d'approfondir le cours aussi bien en histoire qu'en géographie. Les vidéos sont classées par thèmes.  Chaque vidéo est accompagnée d'une fiche pédagogique et de nombreuses informations complémentaires (liens, bibliographie...). 

L'Institut National de l'Audiovisuel (INA) propose aussi de nombreuses vidéos  originales consultables sur son site Jalons pour l'histoire du temps présent  (ce sont des documents d'époque pour la plupart). L'INA propose aussi un classement par niveau et par thème de ces ressources (archives pour tous)

Enfin, le petit écran n'est pas en reste. La chaîne Planète programme ce week-end (6 et 7 juin) une série d'émissions spéciales de révision du baccalauréat pour l'Histoire Géographie (avec des fiches récapitulatives des dates importantes à la fin de chaque émission). Cette session intensive débute à 10h30 et s'achève à 17 h.
Pour découvrir l'émission
cliquez ici. Vous pouvez également visionner ci-dessous la bande annonce de l'émission.






Par Louis BRUN
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Vendredi 8 mai 2009

Article réédité, première publication 20 mai 2007.

Le bac approche et le programme s'achève. Internet peut être un complément à vos révisions. Ainsi le site Vie publique (un site de la documentation française) propose une série d'animations pour découvrir et comprendre  nos institutions.

 

Accédez-y directement à partir du blog.

 

L'élaboration de la constitution de la V° République

 

Le fonctionnement des institutions

 

L'élaboration de la loi

 

Les lieux de pouvoir à Paris

 

Accédez  au reste du site : de nombreuses informations sur nos institutions, la citoyenneté, l'union européenne

 

 

Par Louis BRUN
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