première

Mardi 3 février 2009

La programmation est tardive (22h45), mais France 2 consacre  jeudi 5 février un documentaire sur Belzec à ne pas manquer. Le documentaire réalisé par Guillaume Moscovitz (France, 2005), revient sur l'histoire du camp de Belzec (Pologne) où plus de 600 000 Juifs furent assassinés en 1942.

"Fin 1941, le gouvernement nazi de la Pologne occupée fit construire à Belzec le premier camp d'extermination des juifs. Pendant l'année suivante, des convois ferroviaires y amenèrent des hommes, des femmes et des enfants déportés des ghettos polonais, d'Allemagne et d'Autriche.

Les victimes étaient exterminées dans des chambres à gaz alimentées par des moteurs de camion puis enterrées dans des fosses communes. Entre 600 000 et 800 000 juifs ont été assassinés à Belzec, qui fut le prototype des camps à venir, Auschwitz, Treblinka. Début 1943, les nazis firent déterrer et brûler les cadavres puis détruire les installations de Belzec. A la Libération, il ne restait du camp que quelques vestiges de bâtiments et des fragments de corps humains éparpillés. Trois déportés seulement avaient survécu. L'un d'eux fut assassiné par des antisémites polonais en 1946 alors qu'il témoignait devant la commission d'histoire juive de Lublin, le deuxième est mort au Canada dans les années 1960.

 

Seule vit à ce jour, en Israël, Braha Ranffmann. En 1942, elle avait 7 ans. Sa mère réussit à la faire sortir du camp. Recueillie par une famille polonaise, elle a passé vingt mois cachée dans un réduit où elle ne pouvait se tenir debout. Belzec, le documentaire de Guillaume Moskowitz, doit donc raconter une histoire deux fois effacée — une première fois, délibérément, par les nazis, une seconde fois par l'écoulement du temps.

Les outils que lui laisse la réalité sont rares : les témoignages d'habitants de la ville de Belzec qui ont gardé un souvenir direct ou indirect de l'extermination, les tableaux naïfs d'un Polonais qui, semble-t-il, avait assisté à certains épisodes, et surtout le récit de Braha, la petite fille cachée. Si Guillaume Moskowitz réussit à construire un récit cohérent et terrible, la forme cinématographique qu'il lui a donnée reste en deçà de l'immensité de l'horreur évoquée. Belzec arrive tard dans l'historiographie du génocide des juifs par les nazis allemands et leurs alliés (les gardes de Belzec étaient Ukrainiens) et doit trouver sa place à l'ombre du Shoah de Claude Lanzmann. La dette cinématographique de Moskowitz à l'égard de son aîné est évidente — dans sa manière de fouiller instamment un paysage désormais muet, par exemple. Mais l'équilibre de l'édifice de Lanzmann tenait aussi à la confrontation des paroles, celles des survivants juifs, des témoins polonais et des bourreaux allemands. Ici, Moskowitz doit se contenter de fragments de mémoire. Le film a le mérite de les préserver.


Thomas Sotinel, Le Monde, 23 novembre 2005


Télécharger la fiche d'exploitation pédagogique proposée par le CNDP


Par Louis BRUN
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Dimanche 8 juin 2008

Résumé de l’intrigue :

En 1942, un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterrissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d'orchestre et un peintre en bâtiment qui acceptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance.

(source :   allocine.fr)


Quelle image de la France occupée  nous livre La Grande Vadrouille ?

Qui ne s’est pas délecté devant les aventures de Louis de Funès (Stanislas Lefort, chef d'orchestre) et Bourvil (Augustin Bouvet, peintre en bâtiment)  dans La Grande Vadrouille ?  Enorme succès populaire avec 17 millions de spectateurs, le film est sorti sur les écrans en 1966. La France est alors dans cette période d’euphorie économique que sont les trente glorieuses. Elle a encore beaucoup de mal a regardé en face un passé qui ne passe pas. Le mythe d’une France résistante est largement admis. C’est emprunt de cette bonne conscience, que Gérard Oury réalise la Grande Vadrouille. De plus, sur le plan extérieur, la politique diplomatique de la France est une politique de réconciliation avec l’Allemagne. La construction européenne est en marche.

 



Les conditions de l’occupation et les difficultés du quotidien sont à peine évoquées. A la vision du film, ces années sombres ne semblent pas avoir été aussi difficiles. On en oublierait presque l’application de la législation allemande en zone occupée (notamment pour les juifs). Le film nous présente au contraire une France où les résistants sont légions. Après quelques hésitations, les deux héros acceptent d’aider des soldats anglais égarés dans un Paris occupé à passer en zone libre. Ce mythe est d’ailleurs né dès la Libération. On peut se reporter au célèbre discours de De Gaulle lors de la libération de Paris (discours de l’hôtel de ville, 25 août 1944) .

 

La zone  dite libre est appréhendée comme un  espace de liberté. Là aussi le film oublie la politique de collaboration dans laquelle le régime de Vichy s’est lancé dès octobre 1940, se faisant ainsi le relais de l’Allemagne nazie.  L’image des Allemands n’est pas non plus très négative. Ils apparaissent même comme de bons vivants.







Pour en savoir plus :

 

1. Sur la toile :

 

Le site d’Allociné avec  la fiche complète du film.
Le site de Wikipedia consacre un article à la grande vadrouille.
Le site belge cinetic propose sa lecture du film.

2. Des lectures rapides
 :

 

Pierre Laborie, Les Français sous Vichy et  l’occupation, Les essentiels Milan, 2003

Henry Rousso, Le régime de Vichy , collection Que sais-je ? , PUF, 2007


Par Louis BRUN
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Mardi 27 mai 2008


Mussolini, entouré de paysans,  prenant part au battage du blé près de Littoria, ville crée dans les marins pontins après leur assèchement (photo anonyme, 1932)




1. Présentez le document

nature

auteur

contexte

thème

intention

destinataire

Une photographie

anonyme

1932, régime installé depuis 10 ans et qui fonctionne

L’engagement de Mussolini dans les défis économiques du pays

convaincre

Les Italiens

 

2. Quel est le rôle joué par cette photographie ? Quelle image tente-t-elle de donner de Mussolini ? dans quel but ?

La photographie joue un rôle de propagande. Elle tente de donner de Mussolini l’image d’un chef d’Etat actif, préoccupé par le sort des Italiens (jusqu’à partager avec eux les efforts). Il tente par cette photographie de convaincre les Italiens du bien fondé du régime (rôle de persuasion) et ainsi créer le consensus.


3. Dites à partir de la photographie comment Mussolini réorganise l’économie ? Dans quel but ? Quelles en sont les manifestations concrètes ? Justifiez à partir du document.

Il mène une politique protectionniste et dirigiste.
Le régime recherche une certaine autonomie économique (l'autarcie) et réduire le chômage Dans le domaine agricole le régime cherche à gagner la bataille du blé et lance de grands travaux d'assainissement (Haute vallée du Pô, marais Pontins).  De grands travaux sont aussi entrepris : constructions de villes nouvelles . 
On voit ainsi Mussolini intervenir directement dans la récolte du blé dans une ville crée de toute pièce (Littoria)

4. A partir du cours, dites quelles sont les bases idéologiques du fascisme.

L'exaltation de l'Etat
 : seul l'Etat peut garantir l'unité de la nation et est source de puissance (L'Etat fasciste est nationaliste). L'individu mais aussi les groupes (partis, associations, syndicats) ne peuvent exister en dehors de l'Etat.

Un nationalisme et une volonté d'expansion
, de domination basés sur des références historiques

Rejet de la démocratie :
  La démocratie (liberté, égalité) est remise en question au "nom de l'inégalité naturelle" des hommes (les hommes sont par nature inégaux).  Le suffrage ne peut réduire cette inégalité. Seul l'Etat peut garantir cette unité et dépasser les intérêts partisans

Le rejet de la lutte des classes et anti-communisme
 : L’obsession unitaire explique le rejet du socialisme (lutte des classes) accusé de dissoudre l'unité du corps social

La négation de l'individu et la volonté de briser la société civile
 : les individus doivent se soumettre aux choix de l’Etat qui prétend contrôler la vie intellectuelle et culturelle

 
à l’Etat fasciste se veut totalitaire


5. Peut-on parler d’une réelle adhésion au régime ?  Justifiez

Pierre Milza, historien, a parlé dans le documentaire étudié en classe d'un consensus mou, d'une certaine adhésion. Ainsi il nuance en faisant référence au personne payées pour applaudir durant les grandes manifestations organisées à la gloire du Duce.
L'adhésion passive est obtenue grâce à la politique culturelle. Elle réussit à fabriquer le consensus. Les masses sont embrigadées (propagande, encadrement de la jeunesse et des loisirs des ouvriers).

La résistance au régime prend plusieurs formes :

une certaine résistance larvée (blagues, graffitis, indifférence) mais aussi une certaine indignation lorsque les lois anti-juives sont adoptées. Cette indig,nation rend difficile leur application.

La résistance clandestine, héroïque mais peu nombreuse du Parti Communiste Italien.

La résistance depuis l'étranger

 


Par Louis BRUN
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Lundi 12 mai 2008

Du bombardement d’ Hiroshima (6 août 1945), nous connaissons tous la célèbre photographie du champignon nucléaire. Mais le 5 mai dernier,  la Hoover Institution a rendu public 10 photographies inédites montrant pour la première fois des victimes. Ces photographies prises par un anonyme japonais ont été remises en 1998 à la Hoover Institution par   Robert L. Capp, un soldat qui avait participé aux forces américaines d'occupation du Japon à l'issue de la seconde guerre mondiale. C’est en fouillant une cave près d’ Hiroshima qu’il découvre une pellicule non développée contenant, entre autres,  les clichés récemment révélés. 
Mais ces clichés sont sujets à caution. Il semblerait qu’au moins d’eux d’entre-elles aient été prises en 1923 après le  tremblement de terre de Kanto (cf. site du nouvelobs)
Si ces photos s’avèrent véridiques, elles constitueraient des clichés exceptionnels dans la mesure où la censure américaine s’est rapidement appliquée.  (cf.  « La censure américaine a caché les images de victimes », Le Monde, 09 mai 2008). La publication de ces clichés a ouvert plusieurs polémiques sur le net : « fallait-il bombarder Hiroshima et Nagasaki ? »  et « pourquoi ces photos sont-elles publiées aujourd’hui ? » (cf. « Hiroshima : ce que le monde n'avait jamais vu », Le Monde,  09 mai 2008).
Pour découvrir ces photographies, vous pouvez vous rendre  sur le site du journal Le Monde  (attention ces photographies peuvent heurter)

 


(le champignon atomique produit par l'explosion sur Hiroshima le 6 août 1945)

 

  Je vous suggère également une sélection de sites permettant d’éclairer cet évènement

 

Sur la Hoover Institution :

Un article du réseau Voltaire présentant la Hoover Institution
Un article de l’encyclopédie  Wikipedia consacré à la Hoover Institution


Sur le projet Manhattan et les bombardements de Hiroshima et Nagasaki :

Un excellent mini site web réalisé par le Mémorial de Caen sur le projet Manhattan et les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki.
Un dossier consacré au projet Manhattan réalisé par Sébastien Jodogne
Un dossier  consacré à Hiroshima et Nagasaki,  publié par le site aerostories, un site consacré à l’histoire de l’aviation
Un article de l’encyclopédie  Wikipedia,  consacré aux bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki

Par Louis BRUN
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Dimanche 13 avril 2008

Les élèves de 1ière S1 qui souhaitent télécharger les fiches d'exercices et les corrections peuvent le faire en cliquant ci-dessous :


fiche d'exercices sur les causes permettant la mise en place des régimes totalitaires

correction de la fiche d'exercice sur les causes permettant la mise en place des régimes totalitaires

fiche d'exercices sur les idéologies

correction de la fiche d'exercice sur les idéologies



Bonnes vacances à tous
.


Pour connaître le tableau de passage pour le montage vidéo, reportez vous sur le
tableau en ligne

Par Louis BRUN
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Mardi 8 avril 2008


Le projet vidéo "traces appelouses" entre dans sa dernière phase. Toutes les interviews ont été réalisées. Vous pouvez découvrir ci-dessous un calendrier prévisionnel des séances de montage. Si des plages horaires se libèrent (absence de professeur par exemple, fin des TPE), veuillez me tenir informer. Les reportages doivent être achevés pour la mi-mai.

 

Montage

Le 03 avril de 16 h à 18h

Réhabilitation de la gare (poste 2)

Industrialisation (PC L.BRUN)

Firminy-Vert (poste 1)

Le 04 avril de 15 h à 16h30

La réhabilitation des friches industrielles (PC L.BRUN)

Le 05 avril de 10 h à 11h30

La réhabilitation des friches industrielles (PC L.BRUN)

Le 07 avril de 8h à 10h

Réhabilitation de la gare (poste 2)

Industrialisation (PC L.BRUN)

Firminy-Vert (poste 1)

Le 07 avril de 11h à 12 h

La réhabilitation des friches industrielles (PC L.BRUN)

Le 07 avril de 16 h à 18h

La mise en valeur du patrimoine Le Corbusier (PC L.BRUN)

Le 08 avril de 14 h à 16 h

La réhabilitation des friches industrielles (PC L.BRUN)

Bourgeoisies et classes moyennes  (poste 2)

Le 09 avril de 10 h à 12 h ou de 10h à 11h (selon groupes)

Réhabilitation de la gare (poste 2)

Firminy-Vert (poste 1)

La mise en valeur du patrimoine Le Corbusier (PC L.BRUN)

Le 10 avril de 16 h à 18 h

Firminy-Vert (poste 1)

L’essor de la classe ouvrière (poste 2)

La première guerre mondiale (PC L.BRUN)

Le 11 avril de 15 h à 16 h 30

Valeurs patriotiques et républicaines (poste 1)

Bourgeoisies et classes moyennes  (poste 2)

La mise en valeur du patrimoine Le Corbusier (PC L.BRUN)

Le 28 avril de 8h à 10 h

Valeurs patriotiques et républicaines (poste 1)

L’essor de la classe ouvrière (poste 2)

La première guerre mondiale (PC L.BRUN)

Le 28 avril de 16h à 18 h

Valeurs patriotiques et républicaines (poste 1)

L’essor de la classe ouvrière (poste 2)

La première guerre mondiale (PC L.BRUN)

 

Par Louis BRUN
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Dimanche 30 mars 2008

  (d'après l'étude de cas proposée par Géographie 1ière, Hatier 2007, p. 222-233)

 
1. Quelles sont les transformations dans la structure de l’entreprise (propriétaire du capital) ? Quelles furent les stratégies de croissance de Renault ? (doc. 1,  4 et 6)
2. Quelles sont les évolutions des localisations des usines Renault en France et à l’étranger (doc. 1 à 3 et doc. 5 et 6) ?
3.  Quelles sont les conséquences des évolutions sur le territoire français (doc. 4 à 6)

 Bilan : En quoi l’évolution de Renault témoigne-t-elle de celle de l’industrie française ?

 

Document 1. Les transformations de l’entreprise Renault

1899 – 1929

1945

1945-1965

1971

1970-1997

1992

1983-1997

1999

1999

2002

 

2003

2005

Extension du site de Boulogne-Billancourt.

Nationalisation. 3 usines : Boulogne, Le Mans, Orléans.

Nouvelles usines de Flins, Cléons, Sandouville, Lorient et Nantes.

Accord Renault-Peugeot-Volvo (fabrication de moteurs à Douai-Douvrun, dans le Nord).

Création puis fermeture d’usines au Mexique, Grande Bretagne, Espagne, Portugal, Belgique.

Privatisation partielle, l’Etat reste majoritaire. Fermeture du site Boulogne-Billancourt.

Suppression de 50 000 emplois.

Nouvelle usine au Brésil (Curitiba).

En prenant le contrôle partiel de Nissan (Japon), le groupe gagne la 4° place mondiale.

Nissan entre dans le capital du groupe Renault ; l’Etat ne possède plus que 25% du capital. Accord en Colombie entre Renault, Toyota et Mitsui.

L’Etat français ne possède plus que 17,4% du capital.

Lancement de la Logan, destinée aux marchés émergents. Production dans l’usine de Dacia

D’après le site Internet du site Corporate de Renault, 2005



Document 2. Les implantations de Renault en France et en Europe



(Atlas Renault mars 2008 [données 2007])

 



Document 3. Ventes mondiales et implantations du groupe Renault   (Atlas Renault , op.cit) (ou manuel doc. 1 p. 240)


 

Document 4. Renault : la tactique de la tête de pont

 

Flins et Billancourt, les usines phares de Renault en région parisienne, tournent à plein régime en ce début des années 70. Chaque jour, plus de 1 500 voitures fabriquées sur les deux sites sont expédiées à travers la France par wagons porte-autos. A 2 000 kilomètres de là, en Roumanie, l'usine de Pitesti fabrique la célèbre R12 depuis 1968, à la suite du contrat de licence entre Renault et la marque roumaine nouvellement créée, Dacia. Trente ans plus tard, Billancourt a fermé et le nombre de voitures expédiées depuis Flins a chuté. Tandis qu'à Pitesti la dernière version de la R12, fabriquée jusqu'en juillet dernier, a été poussée vers la sortie par la Logan, la berline bon marché (5 000 euros) destinée à inonder les marchés émergents.

« Une chaîne de montage de voitures, de la presse aux ateliers de peinture, ça ne se déménage pas comme des métiers à tisser ! explique Lionel Fontagné, directeur du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (Cepii). Alors on laisse les anciennes usines en France, mais les nouvelles sont construites à l'étranger, pour pénétrer des marchés en forte croissance et profiter d'une main-d'oeuvre moins chère. » Une sorte de délocalisation rampante.

Dès les années 70, Renault, comme d'ailleurs PSA, multiplie les partenariats locaux au Brésil, au Mexique, en Argentine, en Colombie et en Turquie. Pour trouver des débouchés, mais aussi contourner des droits de douane prohibitifs. Après les restructurations de la fin des années 80, Renault se lance dans le rachat de Samsung en Corée du Sud et de Dacia en Roumanie, en 1999. C'est depuis ce pays que l'état-major de Louis Schweitzer a choisi de lancer la Logan. D'ici à 2010, Renault compte en vendre 700 000 par an en Russie, au Maroc et en Iran.

Aujourd'hui, « la croissance des capacités nouvelles de production se fait à l'étranger, et notamment en Europe de l'Est », précise Fabrice Hatem, enseignant à l'université de Paris-Dauphine. En 2003, Renault fabriquait 46 % de ses véhicules hors de France. Aller chercher la croissance là où elle se trouve, comme à l'Est, où la demande pourrait tripler d'ici dix ans, est une question de survie.

De plus, sous la pression de la concurrence, qui oblige à produire à des coûts toujours plus bas, « se dessine un mouvement de délocalisation de la production des petites voitures destinées au marché français dans des pays à faible coût de main-d'oeuvre, tandis que l'on garde dans l'Hexagone la production de véhicules haut de gamme dans des usines très automatisées qui emploient moins d'ouvriers », analyse Patrice Solaro, spécialiste du secteur auto à Kepler Equities. Le coût horaire d'un salarié est de 1 euro en Roumanie, de 5 en Slovaquie, mais de 20 en France. Un handicap rédhibitoire quand le prix de vente est un élément déterminant dans l'achat d'une petite voiture. A partir de 2006, Renault va donc doubler la capacité de production de son usine de Slovénie, qui fabriquera la remplaçante de la Twingo (…).

 
Benjamin Neumann , L'Expansion, le 1 novembre 2004 



Document 5. L’ancien site de Renault sur l’île de Seguin (Boulogne-Billancourt) (ou manuel doc. 2 p. 240)

Berceau et coeur des usines Renault, le site de Boulogne-Billancourt a été abandonné dans le cadre d'une politique de déconcentration industrielle, au cours des années 1990. La démolition des usines  s'est effectuée en 2004-2005.

 

Document 6. Le technocentre de Renault (Saint Quentin en Yvelyne)


Les salariés de l'entreprise Renault travaillant au Technocentre exercent exclusivement des métiers de l'automobile (…) 
Le site a été conçu pour regrouper tous les acteurs de la conception d'un nouveau modèle de voiture. (…)  Le gain de temps pour les concepteurs est appréciable : il leur suffit de prendre un couloir pour rencontrer leurs collègues travaillant sur un autre organe du véhicule, là où avant il fallait prendre la voiture ou même le train. Le Technocentre est équipé non seulement de 8 restaurants destinés à l'usage des employés du centre et de ses visiteurs, mais encore de salles de conférence, d'une banque, d'une mutuelle, d'un salon de coiffure, d'une boutique vendant les produits dérivés de la marque Renault, d'une école de formation aux métiers de l'ingénierie véhicule, etc.
L'atmosphère des lieux est souvent comparée par les visiteurs à celle d'un vaste centre commercial. Les architectes du centre ont optimisé la luminosité et la fonctionnalité des bâtiments. De grandes allées verdoyantes relient les différents blocs, des baies vitrées ouvrent sur l’extérieur. L’architecture intérieure du Technocentre est évolutive : les bureaux sont ouverts (open space) et peuvent être reconfigurés en fonction de l'organisation des équipes.

 

Source : Wikipedia, encyclopédie en ligne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 











































 

 

Par Louis BRUN
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Dimanche 30 mars 2008

 Correction Devoir surveillé classe de 1ière S1




Document 1. Un des panneaux du monument aux morts de Saint Martin d’Estreaux (Loire)

Ce monument a été édifié à l’initiative de Pierre Monot, maire radical socialiste de la commune en 1922. Il contient les  noms des 64 poilus originaires de la commune disparus durant le conflit accompagnés d’une photographie. On peut également  y lire "Si vis pacem, para pacem", soit "si tu veux la paix, prépare la paix" et "Maudite soit la guerre et ses auteurs". Le monument n'a jamais été inauguré officiellement par l’autorité préfectorale, il fut en butte à des critiques féroces et a souffert de nombreux actes  de vandalisme dans les années 30 (attribués à l’Action Française).


 (d’après un site de passionnés consacré aux monuments aux Morts :

 http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/ )



 

1. Présentez le document en insistant sur le contexte. Qu’est-ce qui fait l’originalité de ce monument aux morts ?

 

Ce document source est une photographie d’un des panneaux du moment aux morts de la première mondiale de la commune de Saint Martin d’Estreaux ( Loire). Edifié  dès le lendemain de la guerre (1922) et donc dans un contexte de reconstruction et de difficultés économiques  par le maire radical social-socialiste, ce monument témoigne, tout d’abord,  de la volonté de rendre hommage aux 64 poilus de la commune morts au combat.  Il dénonce également, ce qui en fait son originalité, les absurdités de la guerre. Ce monument est un des rares monuments pacifistes du territoire français.

 


2. Quel bilan de la guerre dresse ce monument ?

 

Avec un ton très dénonciateur, le monument dresse un lourd bilan de la guerre :

 

- les pertes humaines: morts et déficit démographique («autant d’individus qui ne sont pas nés ») ; le bilan humain n’est pas limité à la France et prend en compte toutes les victimes de la guerre (vision très internationale liée aux convictions politiques du maire de la commune)

- les dégâts matérielspour d’innombrables milliards de destructions diverses ») et le coût de la reconstructionla formidable note à payer ») ;

- le traumatisme pour les mutilés, blessés, veuves et orphelins la vie atroce pour les déshérités »)

- l’injustice : les «profiteurs de guerre» ont fait des « fortunes scandaleuses », des innocents ont été exécutés (les mutins de 1917) alors que les « coupables » sont « aux honneurs » (les généraux responsables de la boucherie).

- le pacifisme

 

3. Que célèbre-t-on chaque année devant le monument aux morts ? A partir de quand cette cérémonie a été mise en place ? Qui en était  à l’origine ? Pourquoi est-ce important à leurs yeux ?

 

Chaque année est célébrée le 11 novembre 1918, c’est à dire l’armistice (qui signifie la fin des combats). Cette date devient fête nationale à partir de 1922 grâce à l’action des associations d’Anciens Combattants qui constituent désormais un groupe de pression important. Ils jouent un rôle dans l'organisation du souvenir. Cette cérémonie présente à leurs yeux un double intérêt : elle permet de rendre hommage aux victimes du conflit (les noms des poilus morts au combat sont lus). C’est aussi l’occasion de rappeler les absurdités de la guerre et le refus de tout nouveau conflit. Cette cérémonie associe donc patriotisme et pacifisme.

 


4. Comment ce monument a-t-il été accueilli ? Pourquoi selon-vous ?

 

Ce monument a mal été accueilli : il n’a pas été officiellement inauguré (cela aurait discrédité le pouvoir) ;  la France faisait parti des pays vainqueurs  et les poilus étaient considérés comme des héros ; la France devait également assurer la reconstruction. Les Français devaient  donc rester soudés par la victoire face aux difficultés du quotidien. Probablement qu’un tel manifeste, refusant toute glorification patriotique et dénonçant ouvertement les absurdités du conflit,  a choqué les consciences : peut-on  justifier tous ces sacrifices ?

 


5. Définissez ce qu’est l’Action Française. Quelle menace faisait-elle peser sur la France dans les années 30 ? Lors de quel évènement s’est-elle particulièrement illustrée ?

 

L’action française est une ligue d’extrême droite, c’est à dire un mouvement politique antiparlementaire organisé de façon paramilitaire (uniformes, insignes).

Elle faisait peser sur la France, avec d’autres,  une menace fasciste. Elle s’illustrera particulièrement lors de la crise du 6 févier 1934 où plusieurs ligues tentent de prendre l’Assemblée national d’assaut (à la suite d’une manifestation qui dégénère en émeute faisant 15 morts et 2 000 blessés).

 


6. Quelle  a été la conséquence politique de cet évènement ?

 

La perception d’un danger fasciste révélé par les évènements du 6 février 1934 a pour effet de mobiliser et de rassembler les gauches divisées. Il s’agit de refaire l’unité pour défendre la République. Séparé depuis 1920 (1920 : congrès de Tours : scission de la SFIO qui donne naissance à deux partis distincts : la SFIO et le SFIC [PC]), les communistes s’allient aux socialistes durant l’été 1934. Les radicaux rejoignent les deux autres formations en juillet 1935 pour former une coalition électorale : le Rassemblement populaire ou encore appelé Front populaire. Cette coalition remporte les élections législative du mois de mai 1936.

 

Par Louis BRUN
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Jeudi 7 février 2008

article réédité (première mise en ligne : 01 mars 2007)

 

document 1. "1906 : promesses , 1909 : résultats"

Paul Poncet, L'assiette au beurre (journal anarchiste), 1909

(le personnage de gauche est G. Clemenceau et l'édifice au fond de l'image est la chambre des députés)

 

1. Présentez le document en insistant sur le contexte et en rappelant qui était Clemenceau (parti politique, fonction).

 

 

Ce document source est une caricature réalisée par Paul Poncet et publiée dans le journal anarchiste l’assiette au beurre en 1909. Cette France de la Belle Epoque  (les années 1900-1914  perçues par les Français d'après guerre comme une période de paix, de progrès, de stabilité) est dominée par le radicalisme. L’auteur critique le rôle politique tenue par Clemenceau. Issu du parti radical, il occupe entre 1906 et 1909 le poste de président du conseil

 

 

2. A qui s’adresse G. Clemenceau dans la vignette A.  Est-ce l’électorat traditionnel du parti qu’il incarne  (vous rappellerez les forces sociales qui ont soutenu le parti de Georges Clemenceau et les raisons de soutien) ? De quelle idéologie tente-t-il de détourner ce personnage ?  En quoi le parti de Georges Clemenceau se distingue-t-il de cette idéologie ?

 

 

 

Georges Clemenceau s’adresse à un ouvrier (on le reconnaît grâce à sa tenue vestimentaire et ses outils) . La classe ouvrière ne constitue l’électorat traditionnel du parti radical.

Ce parti est traditionnellement  soutenu par  les petits propriétaires, notamment la paysannerie (car le parti radical reste attaché à la propriété privée) , mais aussi les classes moyennes en plein essor. (qui voit dans ce parti républicain l’espoir de promotion sociale et d’égalité : lois scolaires)

Il essaie de détourner l’ouvrier du socialisme. Le parti radical rejette l’idée de lutte des classes et ne veut pas abolir la propriété privée.

 

 

4. De quelles autres idéologies ce parti se démarque-t-il également ? De quelle tradition politique se réclame le parti de Georges Clemenceau ? 

Il s’oppose au libéralisme (il rejette les dérives du capitalisme) et rejette aussi le traditionalisme puisqu’il veut une séparation entre pouvoir spirituel et temporel : art. 9 et défend la promotion des femmes  (art. 18). Le parti radical se veut un parti attaché aux valeurs républicaines, héritier des Lumières, de la Révolution française, du programme de Belleville lancé en 1869 par Gambetta

 

5 Vous replacerez sur cet échiquier politique les différentes idéologies de la belle époque

 

gauche

centre

droite

Socialisme révolutionnaire

Socialisme réformiste

Parti radical

 

 

libéralisme

 

 

conservatisme

         

 

6. Quelles sont les promesses faites par Clemenceau dans le document  ? En vous appuyant sur vos connaissances, rappelez les principales réalisations du parti de Georges Clemenceau. 

Il promet de créer un impôt sur le revenu et de garantir les retraites ouvrières. Les principales mesures sont la création d’un impôt sur le revenu (1903) mais aussi la loi de séparation de l’église et de l’Etat (1905) (L’Etat ne reconnaît ni ne finance aucun culte) 

7. Décrivez la vignette B. Comment expliquez-vous cette situation ? 

Au premier plan, Le costume, la posture de G. Clemenceau ont changé. Il tourne le dos à l'ouvrier et est plus distant de celui-ci. Son costume traduit un embourgeoisement (haut de forme, canne). Il tourne aussi le dos aux manisfestations et à la chambre des députés. L'ouvrier est désormais blessé.

Au second plan, Clemenceau fait réprimer une manifestation ouvrière. Elle se termine dans le sang et par l’arrestation d’ouvriers.

Les ouvriers reprochent au parti radical et à Clemenceau de jouer un double-jeu : le monde ouvrier reproche aux radicaux la protection de la propriété privée et la répression exercée lors des manifestations. Pour eux, le parti radical ne va pas assez loin dans les réformes sociales (tout en prônant la défense de l’égalité). Les radicaux, considérés comme l’extrême gauche au milieu du XIXe siècle, apparaissent en fait à la Belle Epoque,  comme une gauche modérée. Pour les ouvriers, le parti radical n'a pas amélioré leur situation.

 

 

 

Par Louis BRUN
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Jeudi 24 janvier 2008

article réédité (première mise en ligne le 4 février 2007)

Le programme de 1ière met l’accent sur les acteurs. Il nous invite à privilégier ceux qui ont vécu la guerre : les Poilus mais aussi les populations civiles (femmes, enfants, vieillards, populations issues des colonies).

  

Les Français consentent-ils au conflit  ? Comment ces populations ont-il pu supporter les horreurs de la guerre ? Comment ont-elles perçu cette guerre ?

   

Comme le souligne Rémy Cazals  (professeur à l’université de Toulouse-le Mirail), le terme de consentement revêt deux significations : « adhésion consciente après un véritable choix » ou « acception, soumission ». Comme nous avons pu le voir en cours, la France connaît certes des scènes d’exaltation patriotique , pourtant dans le même temps les Français n’avaient pas la possibilité d’échapper à la conscription obligatoire. Les témoignages étudiés en classe nous ont  permis de comprendre que beaucoup de Français ont été surpris par l’entrée en guerre de la France et qu’ils s’y sont résignés. A cette pression institutionnelle, s’ajoutait la pression sociale : ne pas partir au front , c’est apparaître comme un mauvais citoyen, un mauvais père, un mauvais fils….. C’est aussi remettre en cause sa virilité. 

 

   

 


une tranchée vers Soissons (source inconnue et non datée, in
la première guerre mondiale par la photographie)

 


Les sites consacrés à la Grande Guerre sont nombreux sur le net. Je vous propose une sélection personnelle. Ils vous permettront d’approfondir le cours.

 
1. Trois expositions en ligne de qualité
 
La Guerre de 1914-1918 : la couleur des larmes, les peintres devant la Premières Guerre mondiale, une exposition en ligne proposée le Mémorial de Caen et l’Historial de la Grande Guerre de Péronne.
Cette exposition propose de montrer comment les artistes qui ont vécu le conflit départ et d’autre de la ligne de front. 
 
Les enfants dans la Grande Guerre, une exposition proposée par l’Historial de Grande Guerre de Péronne.
Cette exposition nous rappelle que les enfants sont à la fois victimes, acteurs, témoins de la Grande Guerre. Ils constituent aussi une cible privilégiée de la propagande. C’est enfin pour eux que l’on se bat, pour leur éviter de connaître à leur tour les horreurs de la guerre, pour faire en sorte que cette guerre soit la « der des der ».
 
La représentation du soldat pendant la Grande Guerre, une exposition proposée par l’Historial de Grande Guerre de Péronne.
Cette exposition nos permet de réfléchir sur les différentes représentations du soldat, porteur de valeurs culturelles et nationales, engagé dans une guerre de civilisation.
 

 

Femmes travaillant dans les aciéries de Firminy pendant la Grande Guerre (in Pierre Miquel, 14-18, 1 000 photographies inédites, 1998)

 

 

 

   
2. Des sites complémentaires
 
 
 
La Grande Guerre 1914-1918, un site proposé par France 5
 
Mémoires des hommes,  réalisé par le ministère de la Défense, ce site met à la disposition du public les fiches biographiques des soldats pour la France. Si vous avez un membre de votre famille tombé au combat, vous pouvez retrouver sa fiche personnelle.

la Grande Guerre au cinéma
, un dossier proposé par le site écran noir
 
 
Je vous invite aussi  à visiter le blog de François Arnal avec une multitude d'informations sur la Grande Guerre
 
Par Louis BRUN
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