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Un pays pauvre face au risque sismique : Haïti

28 Janvier 2010 , Rédigé par Louis BRUN Publié dans #seconde

Le mardi 12 janvier 2010 à 16h53 (22h53 à Paris) Haïti, pays le plus pauvre du continent américain est frappé à par un séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter.  Ce séisme a fait plus de 200 000 victimes et de nombreuses personnes sont portées disparues. La capitale, Port-au-Prince (3,8 millions d'habitants), offre une image de désolation : de nombreux bâtiments et des millions d'Haïtiens ont tout perdu.

 

 




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Un évènement couvert par tous les médias du monde (photomontage extrait du site de Courrier Interntional)
 


1. Localisez et présentez Haïti (doc. 1 et 2)

2. Quel facteur  rend cette région particulièrement vulnérable (mots-clés  p. 182) au risque sismique ? (doc 9 et 10)

3. En quoi peut-on dire que l’homme aggrave le risque sismique ? (doc. 2, 5 et 11)

4. Identifiez les différentes conséquences provoquées par le séisme.  Répondez en reproduisant et  en complétant le tableau suivant. En vous appuyant sur la définition vue en classe, vous indiquerez pourquoi cet évènement peut-être considéré comme une catastrophe. (doc. 3, 4, 6, 7 et 8)

 

 

Conséquences humaines

Conséquences matérielles

Conséquences en termes de circulation

Conséquences politiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 5. Cette catastrophe était-elle imprévisible ?  Quels sont les moyens de prévision (mots-clés p. 186) dont dispose Haïti  pour faire face à ce risque ? (doc. 9 et 10)

6. Quels sont les moyens de prévention (mots-clés p. 186) dont dispose Haïti  pour faire face à ce risque ?   (doc. 9 et 10)

7. Quels sont les acteurs  mobilisés  pour gérer l’après crise ?  De qui dépend Haïti  pour faire face à ce drame ? (doc. 12)

 



Document 1. Haïti touché par un puissant séisme

 

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 Document 2. Quelques données chiffrées

 

 population

 8,7 millions

Niveau de développement

 0,54

Taux de chômage

 80%

 

 

 

Document 3. L’intensité des destructions (selon l’échelle de Mercalli) 

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Document 4. Les Haïtiens attendent les secours (Le Monde, 12 janvier 2010, mise à jour le 14 janvier)

 

 


(…). Des habitants qui ont tout perdu, leur maison, leur vie d'avant, se sont entassés dans le centre-ville transformé en immense camp de réfugiés. Ils réclament désespérément de l'eau, de la nourriture et des médicaments. Avec les heures qui passent, la température qui augmente, la situation empire. Certains en viennent à boire l'eau insalubre des fontaines publiques.

Au lendemain du séisme de magnitude 7 sur l'échelle de Richter qui a ravagé Haïti, mardi à 16 h 53  (22 h 53 à Paris), aucun bilan officiel n'était encore disponible. Des corps sans vie ou blessés jonchaient les rues de la capitale, Port-au-Prince, en partie détruite. Le gouvernement haïtien a dit redouter un bilan humain supérieur à 100 000 morts. (…)

La catastrophe a porté un coup dur à la tête de l'Etat haïtien : des ministres étaient toujours disparus près de vingt-quatre heures après le séisme, et le président du Parlement, Kelly Bastien, se trouverait dans les décombres de l'Assemblée. Jocelerme Privert, un ancien ministre, a également confirmé la mort de l'archevêque de Port-au-Prince, Mgr Joseph Serge Miot.

Le siège de la mission de l'ONU s'est effondré, faisant "entre 115 et 200" disparus parmi son personnel, selon l'ONU. Quatorze morts et 56 autres ont été confirmés. Le président haïtien René Préval a assuré que le représentant spécial de l'ONU, le Tunisien Hedi Annabi, avait été tué dans l'effondrement du bâtiment. Une information que s'est refusé de confirmer l'ONU, qui se contente de signaler que M. Annabi et son adjoint étaient portés disparus. Selon Bernard Kouchner, une cinquantaine de Français sont recherchés "activement" par les services de l'ambassade de France à Port-au-Prince parce qu'ils se trouvaient, au moment du séisme, dans des zones particulièrement "détruites". Par ailleurs, deux cents Français ont été regroupés à l'ambassade et à la résidence de l'ambassadeur.

Une grande partie de la capitale est entièrement détruite. Le Palais national s'est en partie effondré. Plusieurs ministères, le Parlement, des églises, des hôpitaux, des hôtels, des écoles et de nombreux établissements universitaires ont été détruits. (…)

La secousse a très fortement perturbé les communications dans un pays aux infrastructures déjà très rudimentaires, rendant quasiment impossible l'acheminement de blessés dans les centres hospitaliers encore debout. Les lignes téléphoniques sont coupées, et le seul moyen de communication encore viable est Internet. La prison principale de Port-au-Prince s'est elle aussi effondrée, permettant à "quelques détenus" de fuir. Des pillards ont été vus à l'œuvre dans un supermarché.

 

 

 


Document 5.

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Document 6. Un Etat anéanti (Le Monde, 27 janvier 2010)

 

Le palais présidentiel, le palais de justice et le Parlement figurent parmi les milliers d'édifices détruits par le tremblement de terre qui a dévasté Haïti. Les sièges des trois pouvoirs de l'Etat ne sont plus que des décombres, comme la plupart des ministères. Réfugié dans le local de la police judiciaire, le président haïtien, René Préval, a été privé de moyens de communication pendant près de 48 heures.

Critiqué pour son manque de leadership dans les heures qui ont suivi la catastrophe, il a rétorqué : "L'Etat a été paralysé en une minute, nous sommes tous des réfugiés." Plutôt que de faire la tournée des centaines de camps de sans-abri, il s'est efforcé de reconstituer un embryon d'équipe gouvernementale afin de coordonner l'aide internationale.

L'Etat haïtien était déjà extrêmement fragile avant le séisme. La présence de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) limitait de fait sa souveraineté. Et une multitude d'ONG, mal coordonnées et à l'efficacité parfois douteuse, se substituait à l'Etat défaillant dans de nombreux domaines.

Le tremblement de terre a décimé les cadres administratifs, les responsables politiques et l'intelligentsia.

 

 

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Document 7. Fuir à tout prix Port-au-Prince, la ville des morts (Annick Cojean, Le Monde, 22 janvier 2010)


(…) Fuir n'importe où pourvu qu'on y respire. Quitter la capitale d'Haïti aux allures de fin du monde. Quitter les ruines devenues sépultures. La foule, les sirènes, l'odeur poivrée de la mort, les fleuves d'immondices. Des milliers d'habitants ne pensent plus qu'à cela. Partir. Et les autorités l'observent sans déplaisir. « On encourage l'exode, pourquoi ne pas le dire ?, reconnaît le maire de Port-au-Prince, Jean-Yves Jason. Le désengorgement de la ville ne peut que nous servir. Que les familles qui le peuvent repartent vers la province dont beaucoup sont originaires. Qu'elles y trouvent temporairement un peu de paix. Nous avons tant à faire, ici, avant de les accueillir à nouveau. »

Ils partent, donc. Combien ? Impossible de savoir. Des dizaines et des dizaines de milliers. Stressés. Epuisés. Angoissés. (…).

Courez aussi au port, a suggéré quelqu'un. (…)

Sur le bord d'une jetée éventrée, des milliers et des milliers de personnes, familles avec enfants, lycéens, grands-parents, attendaient d'embarquer depuis deux jours, sur des bateaux déjà débordants de passagers, et immobilisés faute de carburant. (…).

Des ONG s'inquiètent de l'afflux massif de réfugiés dans certaines villes à l'équilibre déjà fragile. Les programmes alimentaires devront être mis en oeuvre bien au-delà des régions touchées par le séisme. On redoute l'inflation. (…).

 

 

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Document 8. Une crise sanitaire en vue (Matthew B. Avison , The Independent, publié par Courrier International, le 18 janvier 2010)

 L’hygiène et l’eau potable sont déjà deux données rares en Haïti en temps normal. Aussi, dans les dramatiques circonstances actuelles, les dommages subis par les égouts et le système de distribution de l’eau entraîneront inévitablement une contamination fécale de l’eau. De nombreuses épidémies sont à prévoir, comme la typhoïde, qui peut tuer 20 % des personnes infectées, le choléra, la dysenterie, qui provoque des diarrhées souvent fatales en cas de pénurie d’eau potable, ou encore l’hépatite A, une maladie virale dont les effets se font sentir de manière prolongée. En cas de catastrophe, priorité absolue doit donc être donnée à l’approvisionnement en eau propre, de manière à limiter la propagation de ces troubles. Il est également possible d’assurer la prévention par la vaccination des survivants, ainsi que le traitement des malades avec des antibiotiques, si ces derniers arrivent à temps dans les régions sinistrées. (…).

Avec les nombreuses destructions, les habitants qui dorment à la belle étoile sont davantage exposés aux piqûres d’insectes. La livraison d’abris, de moustiquaires et de traitements antipaludéens est donc essentielle (…). Maintenant que le système de santé est anéanti et que les camps de réfugiés ne cessent de se remplir, la tuberculose risque de se propager et de constituer une bombe à retardement.

 

 

 Document 9. Chronique d’un séisme annoncé (Olivier Bras, Courrier International, 15 janvier 2010)


Le 25 mars 2008, le quotidien haïtien Le Matin proposait à ses lecteurs un article titré "Risque sismique élevé sur Port-au-Prince". Il s'appuyait sur les travaux d'un géologue, Patrick Charles, ancien professeur à l'Institut de géologie de La Havane. (…). A son avis, le danger est imminent : « Dieu merci, la science met à notre disposition des instruments pouvant prévoir ces genres d’événements, tout en nous permettant de démontrer nos conclusions. C’est le temps et le hasard qui jouent en faveur de notre capitale. Une grande catastrophe plane sur notre tête », prédit-il. (…). Pour nous convaincre, il n’hésite pas à nous exposer un cours détaillé de géologie, en se servant de cartes géologiques très précises et de son ordinateur. « Port-au-Prince est construite sur une grande faille qui part de Pétionville, traverse toute la presqu’île du Sud, pour aboutir à Tiburon. En 1751 et en 1771, cette ville a été complètement détruite par un séisme. Je parie mes yeux que cela se reproduira. La science peut aisément le confirmer », déclare-t-il.

(…) "Face à une telle menace, très peu de mesures préventives ont été annoncées par les autorités", regrettait la publication.

Un an plus tard, un autre quotidien, Le Nouvelliste, redoutait lui aussi une catastrophe. Il publiait le 26 mars 2009 un article titré "Le spectre d'un séisme destructeur", dans lequel il dressait un inquiétant constat : "L'accroissement démographique, les constructions anarchiques et la dégradation de l'environnement rendent Haïti encore plus vulnérable aux catastrophes naturelles", expliquait le journal.

 

 

 

 

Document 10. Un séisme imprévisible ? (Stéphane Foucart, Le Monde, 14 janvier 2010)

 

(…) La faille qui a rompu traverse l'île d'est en ouest avec, schématiquement, deux plaques qui s'affrontent : la plaque caraïbe au sud et la plaque nord-américaine au nord. "C'est une faille d'environ 500 km de longueur, qui passe au sud de Port-au-Prince, explique M. Bernard (1). Elle a vraisemblablement cassé sur une longueur de 50 km." La sismicité de la zone est parfaitement connue, mais aucun signal d'alerte n'a pu être détecté par les géophysiciens.

"Les mesures GPS montrent que les deux plaques glissent l'une contre l'autre à une vitesse relative de 2 cm par an environ, dit Pascal Bernard. Ce qui signifie que depuis les derniers séismes (2), environ 5 mètres de déplacement des plaques se sont accumulés. La faille était parfaitement mûre pour un grand séisme." Cependant, ajoute le sismologue, "la faille n'a pas montré de microséismes précurseurs d'un grand tremblement de terre, comme c'est le cas en Turquie ou dans d'autres régions du monde".

En l'absence de ces microséismes, l'imminence du relâchement des énormes contraintes accumulées depuis les dernières grandes secousses n'était pas prévisible. Même si, pour les géologues, un événement qualifié d'imminent peut se produire d'une décennie à l'autre.

En Haïti, le non-repérage de signaux précurseurs est partiellement dû à l'absence de réseaux de détection locaux, l'absence d'observatoire sismologiques étant dû "à l'extrême dénuement du pays", comme le souligne M. Bernard. Cependant, les systèmes d'observations internationaux auraient été capables de détecter des microséismes locaux de magnitude 4 sur l'échelle de Richter, or cela n'a pas été le cas. "Cela veut dire que s'il y a eu des signaux précurseurs, ils ont été extrêmement faibles", décrypte le géophysicien. C'est donc sans prévenir et de manière singulière que le séisme a frappé. Des répliques sont-elles prévisibles ? "Une grande part de la faille est aujourd'hui intacte, et elle peut encore casser dans quelques années ou dans deux siècles", estime M. Bernard.

 

 

1. Chercheur au laboratoire de sismologie de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP).

2. Selon Pascal Bernard "Les deux derniers grands séismes qui ont touché la région remontent au milieu du XVIIIe siècle".

 

 

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Document 11. Pas maudits, justes pauvres, désespérément pauvres ( Arnaud Rober, Le Temps, publié par Courrier International, le 15 janvier 2010)


Depuis le séisme qui a frappé Haïti, le 12 janvier, le terme de "malédiction" est omniprésent dans les médias et les pensées. (…)

Dans un e-mail qu’elle a adressé au Temps, l’ancienne Première ministre d’Haïti, Michèle Pierre-Louis, (…) , s’agace depuis Port-au-Prince de la vision fataliste qu’on se fait du destin d’Haïti : "Affirmer qu’Haïti est maudit sous-entend que nous serions en train de payer pour des fautes commises. En réalité, ce pays a été mal géré au cours des cinquante dernières années : mauvaise gestion du territoire, constructions anarchiques, crise de la paysannerie et refuge dans des bidonvilles infâmes, élites dépourvues de vision globale." (…)

Première république noire de l’histoire, fondée en 1804, Haïti est singulier à tout point de vue. (…). Seule révolution noire qui a abouti à l’expulsion du colon, l’indépendance haïtienne a finalement été monnayée par le colon français ; Haïti a acheté sa liberté au prix d'une dette colossale ; cela définit pour beaucoup l’origine du drame haïtien.

Pour l’historien Christophe Wargny, (…), il existe en effet un certain nombre de causes extérieures à l’échec socio-économique d’Haïti : "En 1804, les Haïtiens ont commis l’inacceptable aux yeux de l’Occident. Ils se sont affranchis. La France, l’Angleterre et les Etats-Unis ont tout fait pour éliminer de l’histoire cette nation de "négrillons francophones". A bien des égards, ils ont réussi." Pressions économiques de l’ancien colon, longue occupation américaine dans la première partie du XXe siècle : le sentiment s’établit peu à peu en Haïti d’une nation qui se construit malgré ou, plutôt, contre le reste du monde. "Mais il existe également des causes endogènes. L’appropriation des terres par l’Etat, notamment. Et l’absence de registre foncier, qui participe aujourd’hui du désastre. Avec l’émigration rurale massive, les gens ont conquis l’espace disponible en dépit du bon sens."

Deux cents ans après son indépendance (…), Haïti reste profondément marqué par son héritage colonial. Une population constituée à 90 % de Noirs et une élite mulâtre qui possède une grande partie des terres. Alors que dans le pays voisin, la République dominicaine, le métissage est la règle. Spécialiste de l’île et du contraste entre les deux pays, le géographe Jean-Marie Théodat parle de deux Etats en miroir : "En République dominicaine, il y a un arsenal de lois, une armée, une police, une administration qui existent sans discontinuité depuis l’indépendance. En Haïti, ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, les vraies autorités – la mission onusienne – sont des autorités d’occupation." Jean-Marie Théodat affirme que les quartiers effondrés de Port-au-Prince ont été construits comme des "cimetières" : dépourvus de voie d’accès, dans des zones non constructibles, affranchis de toute norme. Les dégâts que l’on découvre ces jours sont aussi l’héritage du désengagement politique, des dictatures duvaliéristes et de l’échec d’Aristide.

 

 

 

Document 12. L'aide internationale s'organise. (Le Monde, 12 janvier 2010, mise à jour le 14 janvier.)

 

La Croix-Rouge, qui se prépare à venir en aide "à un maximum de 3 millions de personnes", estime que la catastrophe "nécessite une opération d'aide internationale massive". (…). La Banque mondiale a annoncé qu'elle allait débloquer 100 millions de dollars supplémentaires d'aide. Les Nations unies vont lancer un appel international pour les victimes. Le FMI a annoncé qu'il étudiait "toutes les possibilités" pour aider Haïti.

Les Etats-Unis et la France se sont entendus mercredi pour coordonner leurs efforts. D'énormes moyens militaires ont commencé à arriver en milieu de journée dans la capitale haïtienne, dont l'aéroport, rouvert vers 15 h 30 (à Paris), a vite saturé, forçant notamment un gros-porteur français à retarder son départ de l'île de Martinique. Alors que le président américain Barack Obama promettait dans une intervention solennelle que l'intervention des Etats-Unis en Haïti serait "rapide, coordonnée et énergique", un bâtiment des gardes-côtes américains est arrivé dans la baie de Port-au-Prince, suivi par un second bâtiment.

Le Canada a, pour sa part, annoncé l'envoi immédiat d'une aide humanitaire d'urgence. Des sauveteurs vénézuéliens ou encore chiliens, accompagnés de chiens et de tonnes de matériel d'urgence, étaient attendus dans l'après-midi. (…).

Les ONG, qui tentaient d'évaluer l'ampleur des besoins, se mobilisaient elles aussi pour envoyer des moyens sur place, et lançaient des appels aux dons. Parmi elles, Médecins sans frontières, qui a déjà accueilli 600 blessés dans ses centres de soins à Port-au-Prince, va envoyer dans la soirée un hôpital gonflable d'une capacité de cent lits. Pour le Secours catholique, les fonds levés grâce à son appel aux dons permettront de "financer les premières aides aux sinistrés, puis dans un second temps la nécessaire reconstruction".

 

 

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carl 04/03/2010


merci pour toutes ces contributions.
Nous avons testé cet exercice avec nos élèves.
L'ensemble a plutôt bien fonctionné.
Encore merci
cjl


Louis BRUN 04/03/2010


De rien ; je suis même preneur d'éventuelles remarques pour améliorer le fonctionnement du site.


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